RAPPORT
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grand air sur le pont S. Charles, ont la plu-part, même en hiver, les jambes nues. Lamaison ne leur fournit point de bas ; et lors-qu’on ne leur en apporte pas du dehors, ilfaut rester au lit sans oser exercer et déve-lopper ses forces naissantes, ou se prome-ner les jambes nues. Ce grand abus naîtd’une bien petite économie ; il prouve com-bien les anciens usages ont de pouvoir pourse faire conserver, et combien les préjugéssont durables dans les corps, même sousune administration vertueuse e ^charitable.
Les fous II y a confusion dans les departements ,sont placés ce } a es j prouvé par l’emploi des salles. Les
trop près A A 1
des autres fous, que l’absence de la raison, leurs écartsmalades. , , , . , ,,
et leur Jtrenesie séparent de la société des
hommes, doivent être également éloignésde la société des malades. Al’Hôtel-Dieu ,sur le pont du Ptosaire , au premier étage ,est placée la salle dite de S. Louis , où onreçoit les fous. Cette salle fait l’équerre , etcommunique avec la salle S. Paul, où il y atoujours près de 3oo malades de maladieschirurgicales. Au deuxieme étage, la salle deS te Genevieve ou des folles est à l’extrémité,et fait le prolongement de la salle S te Mar-tine ou des femmes fébricitantes. Ces boni-