SUR l/HÔTEl-DIEtr. 1^)1
iiies qui ont souffert ou des opérations ou despansements douloureux, ces femmes, tra-vaillées des retours de la fievre ou de ses re-doublements , sont tourmentés nuit et jourpar les cris de ces insensés , et ne doiventpoint avoir de repos ; d’ailleurs l’Hôtel-Dieu,par le défaut d’emplacement, n’a pu , mêmeen mêlant ainsi ces fous avec les autres ma-lades , leur attribuer assez d’espace. Il fautobserver que cet hôpital est le seul où l’onentreprenne de guérir la folie , et c’est sansdoute une très belle institution. Mais il nefaut pas croire que les pauvres soient lesseuls qui viennent s’y faire traiter : bien desgens aisés n’ont cependant ni les moyens ,ni un local suffisant pour faire garder cetteespece de malades , pour leur faire prendreles bains et recevoir les douches nécessai-res ; on les conduit à l'Hôtel - Dieu. Or ,il n’y a que 26' lits qui soient réservés auxfous des deux sexes ; et c’est bien peu quandon considéré que les maisons de force deParis en contiennent plus de 800 (1). Il ré-sulte de ce petit nombre de lits, qu’il en fautsouvent mettre deux, et quelquefois plus,
(1) Mémoire de M. Tenon.