tnentation, où la fievre a rompu l’équilibre,n’est pas celui où il seroit convenable decourir les risques de la contagion ; et lacharité publique qui reçoit le pauvre ne doitpas lui dire : Ou tu ne seras pas secouru ,ou tu courras ce danger.
Dans les siècles où la lepre régnoit en Eu- Les hôpi-
rope , les léproseries ou les maladreries
étoient placées aux entrées des villes et des gieuses ontr , toujours été
Villages. Paris avoit trois léproseries : celle hors des vil-
de S. Lazare , où est aujourd’hui l’église de les "ce nom ; celle de S. Germain , qui occupoitla place où sont les Petites-Maisons : l’hôpi*tal de Ste. Yalere étoit dans le fauxbourgS. Marcel. Mais tous trois étoient hors deParis. Lorsqu’il fallut ensuite ouvrir des hô-pitaux pour la peste, pour le mal vénérien,on les plaça hors de Paris : la teigne eut aussiun hôpital hors de cette capitale. L’hôpitalS. Louis et l’hôpital Ste. Anne sont encoredestinés aux épidémies contagieuses : ils ontété d’abord hors de la ville, et l’un au nord ,l’autre au midi, pour quu les malades puis-sent s’y rendre sans la traverser. On a donctoujours eu intention, parmi nous, de sépa-rer les maladies contagieuses des maladiesordinaires , et de porter hors des villes celles
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