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Tome second.
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RAPPORT

charger de la contagion; elles la lui commu-niqueront au sortir de l’hôpital. La gale estpresque générale et elle est perpétuelle à l’Hô-tel-Dieu ; les chirurgiens, les religieuses , lesinfirmiers et infirmières la contractent ou enpansant les malades , ou en maniant leurslinges. Les malades guérjs qui l’pnt contrac-tée , la portent dans leur famille, et l’Hôtel-Dieu est une source inépuisable d’où cettemaladie se répand dans Paris.

Les hom- Quant à la petite 'vérole, une salle parti-sont plu- culiere , la salle S. François, lui est destinéeunît daM et est réservée aux hommes; ils y sont sépa-rés de tous autres malades. Mais il faut ob-server que l’on y a vu jusqu’à six hommesou huit enfants dans le même lit, et on sentque cela doit être ainsi. Cette salle ne con -tient que 35 lits , îô grands, îg petits. Le 22décembre 1782, il y avoit quarante-deux ma-lades ( 1 ) ; 19 pour les petits et 23 pour lesgrands , dont 7 au moins avoient deux ma-lades. Mais si les petites véroles eussent étéplus communes , on auroit pu y voir un plusgrand nombre de malades ; et il n’en fautsupposer qu’à-peu-près 80, pour que chaque

(1) Voyez la feuille du mouvement de ce jour.