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Tome second.
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SUR L ’ HÔTEL-DIEU. 209

îades, et les malades altèrent la santé desfemmes saines ; ainsi toutes se nuisent réci-proquement : voilà pour les femmes encein-tes ; voici pour les accouchées.

Qu’on së représente ces femmes réuniesquatre ou plus dans un lit, à diverses épo-ques de leurs couches, avec des évacuationsnaturelles qui les inondent et les infectent,le sein tendu, la tête et le ventre doulou-reux , au milieu de la fievre et de la sueurde lait ; quelle santé tiendroit à cette situa-tion sans se déranger ? quelle maladie n’enseroit point accrue? Et que l’on entr’ouvraces lits , il en sort des vapeurs chaudes et in-fectes, des vapeurs qui sont sensibles à l’œil,et que l’on peut diviser et écarter avec lamain. Ces vapeurs se mêlent à l’air de lasalle ; elles passent dans la salle des femmesenceintes , qui n’est séparée de celle desaccouchées que par une cloison dont lesportes sont à jour. Nous avons dit que cessalles n’ont de jour et d’air que d’un côté ;et, avec tant de moyens d’infecter l’air, il ya peu de facilité pour le renouveller. L’airde ces salles est d’ailleurs altéré par les éma-nations des salles inférieures , sur-tout decelles des blessés et des opérations, qui sont

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