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totale de Paris, on voit que, si cette morta-lité a augmenté dans la raison de 21986 à26284 , la mortalité particulière de l’Hôtel-Dieu est pour beaucoup dans cette augmen-tation. En retranchant la mortalité de l’Hô-îel-Dieu de la mortalité de ces deux années ,nous aurons la mortalité des habitants de laville, et la perte qui est indépendante decelle de cet hôpital. Alors on trouve que Pa-ris a perdu 1614,9 de ses habitants en 1739,et 17890 en 1740. Une année calamiteusen’a augmenté Immortalité qu’à-peu-près dansle rapport de 16 à 17. U ne paroît donc pasqu’on puisse attribuer la quantité des mala-des à aucun vice de l’atmosphere. Il n’yavoit point de contagion ; la longue rigueurdu froid a causé tout le mal. Les gens aisésqui s’en sont garantis n’ont pas fait plus depertes qu’à l’ordinaire ; les pauvres , les néscessiteux à qui le bois a manqué, ont étéseuls accablés de ce fléau ; le froid les afrappés de maladie et ils sont venus en fouleaux hôpitaux. Il faut donc comparer un hô-pital à un autre. La Charité en 1740 a reçu2372 malades , et a eu 874 morts : elle en adonc perdu un sur six et un tiers, tandis quel’Hôtel-Dieu en a perdu un sur trois et un