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Tome second.
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sur l’hôtel-dieu. 279

decin, à tin chirurgien qui le visiteroient.Ces secours que se procurent les gens aisés,ne sont-ils pas trop dispendieux pour que lasociété s’en charge en faveur de tous les pau-vres ? On ne peut leur procurer ces secours,quand ils sontmalades, qu’en les réunissant;et cette économie est le principe qui sembleétablir la nécessité des hôpitaux.

Nous ne -voyons que trois moyens cle soi-gner les pauvres malades. Le premier est deles traiter chez eux-mêmes ; le second est deles recevoir dans un hospice où ils seronttraités en commun ; le troisième est de lesréunir en nombre dans un ou plusieursgrands hôpitaux.

Le premier moyen, celui de faire traiterles malades chez eux, demanderoit un par-tage des revenus de l’Hôtel-Dieu entre lesdifférentes paroisses de Paris. Nous ignoronssi ce partage seroit praticable ; nous croyonsqu’il auroit des inconvénients. Ces maladesseroient-ils défrayés selon leurs besoins ?alors la distribution des remedes et des ali-ments seroit sujette à une infinité d’abus.Comment seroit-on sûr que les remedespayés ont été fournis, et,que les alimentsdistribués n’ont pas été détournés ? S’il y

S iv

Troismoyens detraiter lesmalades. Lepremier estdelestraiterchez eux, eton ne peutremployerpour tousles malades.