Band 
Tome second.
Seite
280
JPEG-Download
 

R A P P O II 3"

zSo

avoit un pris fixé pour la journée des mala-des , ce prix seroit trop fort pour les uns, outrop foible pour les autres ; le prix moyen nepeut s’établir que sur un grand nombre et parla compensation. Ici la compensation seroitau détriment d’une partie des malades. Tousles pauvres malades de Paris sont soulagéspar les secours réunis et des revenus de l’Iiô-tèl-Dieu et des charités des paroisses. Si onversoit dans ces paroisses les revenus de l’Hô-tel-Dieu, la charité particulière se reposeraitpeut-être sur la charité publique ; et il y alieu de craindre qu’on ne diminuât si on netarissoit pas la source des aumônes. Mais ensupposant que l’on pût remédier à une par-tie de ces inconvénients , et que les autresn’eussent pas lieu, on ne peut traiter les ma-lades chez eux que lorsqu’ils ont un domi-cile ; beaucoup de pauvres habitent en cham-bre commune et dans des lieux où ils nepourraient rester malades. Il faut des hôpi-taux pour cette espece de pauvres. Le soinde les soulager malades dans leur propreasyle appartient à MM. les curés ; ils s’enacquittent avec un zeîe exemplaire ; ils solli-citent les aumônes et les répandent avec au-tant d’économie que de fidélité. Ces aumônes

y