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qui descendent de Belleville : on dit qu’ilest des temps où il manque d’eau. L’hôpitalS te Anne, quoique fourni par les sourcesd’Arcueil, peut en manquer aussi quelque-fois , ou du moins n’en avoir pas une quan-tité suffisante pour les besoins d’un hôpitalde 1200 malades. Cette considération méritetoute l’attention du gouvernement ; car sila salubrité dépend en grande partie de lapropreté , c’est l’eau qui maintient et con-serve la propreté dans un hôpital. Il estaisé de fournir celle qui pourvoit manquer àl’hôpital S. Louis ou à l’hôpital S te Anne,soit par des puits semblables à celui de Ei-cêtre , soit par le moyen des pompes à feu.On a proposé au gouvernement différentsprojets qui ont été approuvés par l’académie,et dont l’exécution, si elle a lieu, favorise-roit l’établissement des deux hôpitaux dontil est question ici. Dans le cas où la xùviered’Yvette seroit amenée à Paris, sa premièreutilité seroit de fournir de l’eau à l’hôpitalSte Anne; et si la Beuvronne est amenéeau nord de Paris , dans un bassin creuséexprès au-dessous de Belleville, et précisé-ment vis-à-vis S. Louis , il sera facile d’entirer un filet d’eau qui sera conduit à cet