RAPPORT
358
sées , que des souscriptions et des contri-butions volontaires en faveur des pauvres.L’académie approuvera sans doute que nousentrions ici dans quelques détails intéres-sants. Les paroisses de Londres et des dif-férentes villes d’Angleterre sont, pour ainsidire, autant de municipalités. Les habitantss’assemblent pour élire des administrateursnommés gouverneurs, et pour imposer destaxes qui doivent servir à défrayer leurs dé-penses. Ces paroisses sont chargées de l’illu-mination et du nettoiement des rues , del’entretien du pavé , de la garde la nuit et lejour,, et du soin des pauvres valides et ma-lades établis dans la paroisse depuis un tempsfixé. La paroisse de Marylebon, une desplus considérables de Londres, et qui ren-ferme 5 oooo habitants , outre les impôtslevés parle gouvernement, et qui montent àquarante mille livres sterling , a levé en 1786,pour l’acquit de ses charges particulières ,vingt-neuf mille deux cents vingt-neuf livressterling, dont onze mille huit cents quatre-vingt-six ont été attribuées à l’entretien despauvres valides et au traitement des pauvresmalades. Voilà donc une seule paroisse et§0000 habitants qui paient annuellement