SUR LES TUERIES. 40 1
en amenant l’animal à la tuerie, soit en l’yattachant, doivent être répétées goooo fois,on ne peut s’empêcher de craindre les effetsque produisent l’habitude et la négligencedans les choses que l’on fait tous les jours;et, quoique le résultat apprenne que cet ac-cident n’a peut-être pas lieu une fois par an ,les dangers qui menacent les hommes dansune grande ville sont si multipliés, qu’ilest de l’humanité et d’une bonne police desoustraire de la somme de ces dangers tousceux qu’il sera possible d’en retrancher ,quelque' rares qu’ils soient.
Quant aux exhalaisons émanées des tue-ries et des maisons des bouchers , au sangécoulé qui se putréfie dans les ruisseaux, età l’infection qui peut en résulter dans lesdifférents quartiers , il paroît que cette in-fection étoit grande autrefois : on en doitjuger par les fréquentes requêtes adresséesau roi et au parlement. On y voit que, nonseulement les voisins , mais des habitantséloignés, s’en plaignoient. Cela est très con-cevable: alors les rues n’étoient point pa-vées ; les immondices de toute espece s’yamassoient ; les eaux chargées de sang n’a-voient point d’écoulement ; et la police
Ce