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étant peu vigilante, la propreté, si essentiel-lement nécessaire à des maisons toujours!souillées de sang , étoit mal entretenue. Au-jourd’hui cet inconvénient doit être dimi-nué et l’inffection moins étendue. Cepen-dant il est certain que les maisons des bou-chers sont petites et mal aérées; que les cours,qui servent de tueries n’ont quelquefois pasdix-huit pieds carrés (1) ; que les animauxsont gardés dans des lieux étroits, privésd’air et de jour ; le fumier qu’on en retire aune odeur insupportable : lorsque , dans larue des Boucheries, fauxbourg S. Germain,on vient à vider les étables, la rue est ob-struée par les fumiers et infectée de leurodeur. On lave sans doute soigneusement:l’intérieur des tueries ; on y est forcé, on ya intérêt, parceque le sang et la chair putré-fiés développent un ferment qui se commu-nique à la chair fraîche et en détermine lacorruption. Il est très possible que le voisi-nage et le quartier soient plus incommodésde ces émanations que les maisons mêmes desboucliers. Par-tout au dehors le sang ruisselle
(i)Mém. deM, deHorne sur quelques objets quiIntéressent plus particulièrement la salubrité de 1 *ville de Paris, pag. 9.,