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1 (1866) Savants de l'antiquité : Thalès, Pythagore, Platon, Aristote, Hippocrate, Theophraste, Archimède, Euclide, Apollonius, Hipparque, Pline, Dioscoride, Galien, Ptolémée et l'école d'Alexandrie / par Louis Figuier
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PÉRIODE ANTÉHI8TORIQUE 17

dans l'Occident par l'intermédiaire des Grecs qui étaient allés visiterl'Égypte . Les Indiens n'ont pas directement contribué à la civilisationgénérale, car, bien que retrouves après qu'on eut doublé le cap de Bonne-Espérance , létat ancien et le développement de leurs connais-sances ne nous sont un peu connus que depuis environ vingt ans, cest-à-dire depuis quon est parvenu à expliquer leurs livres sacrés, dont lacommunication seule est même fort difficile à obtenir, parce qu'elle estinterdite par leur loi religieuse.

« Cependant cest de l'Inde vraisemblablement que les sciences sontoriginaires. Diverses considérations appuient cette opinion (1). »

Nous voilà bien assurés maintenant que le silence dHérodote et des autres écrivains de lantiquité, sur l'état des sciencesdans lInde , pendant la période antéhistorique, ne nous ferarien perdre dutile. Nous allons retrouver suivies bords du Nil léquivalent ou, pour mieux dire, une image fidèle, de la civi-lisation qui fiorissait alors dans les vallées de l'Indus et duGange . Cest en effet, comme le dit Cuvier, par les rapportsdes anciens Grecs avec l'Egypte , cpte nous pouvons rece-voir quelque lumière sur les croyances, les idées, les études, lessciences, les arts, en un mot sur tout ce qui constituait la vieintellectuelle du pays des Pharaons , cinq siècles à peu prèsavant lère chrétienne.

Hérodote nest pas le premier des Grecs qui aient visitél'Egypte , mais cest le seul qui lait interrogée en historienfutur de ce quil allait apprendre.

On peut juger, tout dabord, de la nature scientifique desquestions quil dut poser aux prêtres égyptiens, ses hôtesbienveillants et amis, par cette réponse que lui fit l'un d'eux:

LEgypte est un présent du Nil . « Les prêtres égyptiens, qui,à lexemple de leurs confrères de la Chaldée et de l'Inde ,aimaient à senvelopper demblèmes, nétaient pas étrangersà toute science positive, puisquils avaient reconnu le mode deformation et la constitution géologique du sol de leur pays.

Les anciens Egyptiens étaient surtout renommés pour leurscience astronomique. Mais les Chaldéens les avaient précé-dés dans cet ordre de connaissances, et leurs observations em-brassaient une série dannées véritablement prodigieuse, puis-que, daprès un commentateur dAristote , Simplicius , lors dellexpédition dAlexandre, Callisthène reçut des Chaldéens et

(1) Histoire des sciences naturelles , leçon, p. 28-29.