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1 (1866) Savants de l'antiquité : Thalès, Pythagore, Platon, Aristote, Hippocrate, Theophraste, Archimède, Euclide, Apollonius, Hipparque, Pline, Dioscoride, Galien, Ptolémée et l'école d'Alexandrie / par Louis Figuier
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456 VIE? DES SAVANTS ILLUSTRES

en parlant, dans le volume suivant, des savants de l'Écolearabe.

Dans le Muséum, de l'École dAlexandrie, on continua jusqu'àl'invasion des Arabes à cultiver les sciences et à les enseigner.Ammien Marcellin dit formellement que, de son temps, cest-à-dire au quatrième siècle de notre ère, il y avait à Alexandrie un grand nombre de savants. Cétaient, en général, des com-mentateurs, des annotateurs, qui se piquaient d'entendre etd'expliquer Euclide , Apollonius , Ptolémée , etc., à peu prèscomme de nos jours, dans les Facultés de province, la plupartde nos professeurs se piquent dentendre et dexpliquer lestraités de mathématiques, de chimie et dhistoire naturelleadoptés par lUniversité.

Une lettre que nous avons de Sinésius , évêque de Ptolé-maïs, prouve que, dans le cinquième siècle, on continuaitencore, dans lÉcole dAlexandrie, à soccuper dobservationsastronomiques. Mais comme il est plus facile dimaginer des dis-tinctions subtiles ou frivoles, et de disputer sur des mots, quede se livrer à létude des sciences exactes, le mj sticisme et laspéculation métaphysique prenaient toujours le dessus. De nou-veaux et prétendus philosophes surgissaient à lenvi.

Une philosophie qui ségare, trouble et pervertit le milieusocial. Léclectisme alexandrin et sa théologie mystique en-fantèrent des sectes et des partis. La rivalité, les emportementstumultueux de ces partis rivaux, rendaient de plus en plus diffi-ciles les études sérieuses. La lutte entre le christianisme triom-phant et le paganisme à son déclin, vint ajouter au trouble et àla confusion des esprits. Les luttes philosophiques finirent pardégénérer en séditions et en combats à main armée.

Ces luttes désordonnées et sanglantes firent une illustre vic-time. Nous voulons parler de la savante et belle Hypatie .Arrêtons-nous un instant sur cette femme célèbre, dont lhis-toire a retenu la destinée triste et touchante.

Hj-patie était fille de Théon , mathématicien célèbre, auteurdun admirable commentaire sur l 'Alma g este de Ptolémée. Néeà Alexandrie , vers lan 370 après J. C., elle étudia sous les yeuxde son père la géométrie et lastronomie. Elle recueillait enmême temps, dans les conversations et les leçons des profes-