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Tome second.
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ANECDOTES.

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O N y voir aussi un fou de cour. Cesmisérables étoie'nc encor fore à la mode.C'étoit un reste de barbarie, qui a duréplus long-tems en Allemagne q bailleurs.Le besoin des amufemens, l’irnpuissancede s’en procurer d'agréables & d’hònnêtcsdans le rems d’ignorence & de mauvaisgoût, avoient fait imaginer ce triste plai-sir, qui dégrade l’efprit humain. Le fou,qui étoit alors auprès de Louis XIV, a-voit appartenu au Prince de Condé, Ils’appelloit l'Angeli, Le Comte de Gram-mont disoit, que de tous les fous qui a»voient suivi Monsieur le Prince, il n’y a-voit que l’Angeli qui eût fait fortune. Cebouffon ne manquoit pas d’efprit. C’estlui qui dit , q» il n'alloit pas au sermon ,farce qu*il ri 1 aimait pas le brailler , & qrtilrP entendait sas le raisonner ,

LA farce du mariage forcé fut aussi jouéeà cette fête. Mais ce qu’il y eut de véri-tablement admirable , ce fut la premièrereprésentation des trois premiers actes du( srrttijfe. Le Roi voulut voir ce chef-d’œuvre, avant même qu’il fût achevé. Ule protégea depuis contre les faux dévots,qui voulurent intéresser la terre Sc le cielpour le supprimer ; Sc il subsistera , com-me on l’a déja dit ailleurs , tant qu’il yaura en France du goût Sc des hypocrites.

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