C r Boutes fur le Syjìeme 'nant l’existence à des corps , ne di-minue rien de fa gloire ; mais il sem-bleroit la partager , s’il leur donnoitune puissance véritable. Mais je veuxqu’il l’ait pû; peut-être ne l’a-t-il pasfait ; & quand on examine ce quec'est que force mouvante , on ne voitnulle apparence que Dieu en ait misdans les corps. Car cette force mou-vante feroit ou un mode , ou unesubstance. Si c’étoit une substance , ilfaudroit ou qu’unemême substance separtageât dans une infinité de corps,ou qu’à chaque moment un nombreinfini de substances de cette forte succréé ; ce qui est également absurde. Sic’est un mode , il y a contradictionqu’il passe d’un corps dans un autre ,puisque le mode n’est que la substanced’une telle ou telle maniéré. II fautdonc en revenir à ce que l’on a dit, quela force mouvante des corps n’est quela volonté du Créateur, qui à i’occa-íîon du choc ne manque point de met-tre les corps en mouvement.
De plus , on ne doit juger que de cequ’on voit ; on ne doit convenir quede ce que l’on conçoit. Or quand deuxcorps se rencontrent - je ne vois que