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Tome dixiéme.
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174
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174 P í G M A L I O N,

L’ A M O U R.

Cest l’audace la plus coupable,

L’ H Y M F. N É E.

C’est un affront qu’on ne peut répares.

Si tu m’en crois , Amour , l.ons une partie,Uniffons-nous tous deux contre Pígmalion.

L’ A M O U R.

Nous avons trop d’antipatiePour former la moindre union.

Ce feroit pour le monde une extrême surprise,

Si l’Amour & PHymen pouvoient se réunir.

Non , non , n’y songeons point. Le moyen debannir

L’inimitié qui nous divise }

L’ H Y M E N É E.

J] est vrai, nous n’avons aucune liaison ;

Iem'en plains,Ltl’Amour inceffammen t rn'offence.

S’ii pouvoit entendre raison ,

11 verroit que c’est lui qui rompr l’intelligence.Après que deux Amans frapés des mêmes traits,Sc font long temps consumés en souhaits,Quelle feroit leur destinée,

S’ils ne pouvoient aller jufqu’aux effets,

A la faveur de l’Hymenée ?

Auílî-tôt cependant l’Amour brise en courrouxLa chaîne que lui-même entre eux avoir formée jLa torche conjugale à peine est allumée,