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Tome dixiéme.
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202 B R U T U S,

O pcre infortuné, que tu dois me haïr !

Pourauoi t’ai-je assuré dans mon erreur fatale,Que l’ardcur de Titus à ma tendresse é raie ,

Ne me laiffoic plus craindre un triste événement ?

TITUS,

II ne connoît que trop & vous & votre Amant.•Vous m’aves fait risquer un serment téméraire jCriminel à parler, criminel à me taire,

Des crimes aujourd’hui je n’ai plus que le choix.Mais quoi; je ne l’ai point, l’Amour me fait desloix.

Titus ne peut parler; dissipés vos allarmes;

Mais après le forfait que lui coûtent vos charmes,Si par quelque moyen qu’tl n'ose souhaiter,

La conjuration peut d’ailleurs éclater ,

11 fera plus ardent à venger fa Patrie ,

Que fr par son silence il ne l’eût point trahie ;

Et contre les Tarquins justement animé,

11 fe justifira d'avoir trop bien aimé.

A Q U I L I E.

Et cependant, Seigneur, quel destin dois-je at-tendre ?

D’être à Tiberinus qui pourra me défendre ?TITUS.

Hé bien, que vous importe ? il va fe faire aimer jVous sacrifiant Rome, il saura vous charmer.

Car enfin ce n’est plusl'amour qui vous inspire*