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Tome onzième.
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DE M. DE FONTENELLE, IIJe suis ravi que ce que je me fuis ha-sardé de vous écrire sur l’Allemand ,que je n’entends point du tout, se soittrouvé un peu sensé. Mon principe estque, malgré toutes les dilFérences queles Langues doivent indiípensablementavoir entr-elles , il y a quelque chosede commun où elles se réunifient; cequi cénend uni marnent de la raisoncommune ù tous les peu; les. Sur-cepied-là , on peut réformer tout ce quiest contraire à cette raison , & on enviendra à bout, quoique peut etre il yfaille bien du temps , parce que d’an-ciennes habitudes des Nations fontdifficiles à vaincre. Le projet de votrenouvelle Académie est donc très-beau;& j'o se assurer qu’il réussira, & que votre.nom, Monsieur, sera à la tête d’une ré-volution heureuse & mémorab'e qui sesera dans votre Langue. Nous sommesdans un íiecle où la raison commenceà prendre plus d’empire qu’elle n’enavoir eu , du moins depuis long temps.Cela me paroît par ce que vous memandez , que vos Gens d’Egltse com-mencent à íe dégoûter des diableries.Celle des Oracles étoit h peu fondée,que vous avez rendu un service à votre