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Tome onzième.
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214 Lettresen temps, & de ne vous en pas lasser,'par recevoir toujours la même rcponse ,que je me porte à merveille. II étoit im-possible que je n’eufse toute la recon-noissance imaginable d’une attention siflatteuse ; & pour y mettre le comble ,je reçois de vous au commencement dece mois la plus obligeante Lettre dumonde, à laquelle vous me dispensezmême de répondre, pour en user pluspoliment avec ma maudite paresse. Mais,Madame, il s’en faut bien qu’elle n’ailiejusques-là; & si elle étoit capable d’unesi noire ingratitude, je ne fais ce queje ne ferois pas pour la punir. Je crois,Dieu me pardonne , que j’écrirois au-tant qu'u n brave Commandant d’un ar-riéré - ban de Province , qui écrivoittous les premiers jours de i’an à tousceux dont il savoìt seulement le nom ,du nombre desquels j’étois , pour mespéchés.

J’ai été fort frappé d’un trait de vo-tre Lettre , que la raison éclaire , maisqu elle ne conduit pat. Je ne le donneroispas pour un des plus fins de la Roche-foucauld ; & si je travai'ssois encore pourle Public, & que vous eussiez la géné-rosité de me le donner en pur don , je