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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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TABLEAU DE LÉTAT DES SCIENCES

et, pour cette raison, il la nomma lumière zodiacale. Il y vitpéti.ler des étincelles, et un peu plus tard, de Mairan fit lamôme observation.

Ce fut en 1G7G que Rœmer, sapercevant que les éclipses dessatellites de Jupiter , toujours calculées d'après la même mé-thode, arrivaient, dans certains temps de lannée, constammentplus tard qu'elles nétaient prédites, eut lidée den chercherla cause. Il compara les différentes distances qui nous séparentde Jupiter , et il reconnut que les époques cette planète estle plus rapprochée de la terre sont précisément celles oii leséclipses des satellites retardent le plus. La différence entre laplus petite et la plus grande distancé de Jupiter à la terre estégale au diamètre de lorbite terrestre. Or, Rœmer saperçutque le retard des éclipses des satellites de Jupiter est le plusgrand dans le moment cette planète est le plus éloignée de laterre, et en outre, il vit que ce retard correspondait au tempsque la lumière devrait mettre à parcourir le diamètre de lor-bite de la terre. De, il conclut que la vitesse de la lumièrenest pas instantanée, comme le croyait, Descartes : il calculale temps quelle emploie pour venir du soleil jusquà nous, etlespace quelle parcourt en une seconde.

Cette découverte ne fut pas dabord admise comme vraie parles savants. Cassini lui-même la rejeta, bien quil neût pu trou-ver aucune autre manière dexpliquer les retards périodiquesquéprouvaient, daprès ses propres tables, les éclipses des sa-tellites de Jupiter . Au commencement du dix-huitième siècle,le doute à légard de la vitesse de la lumière existait encoreparmi les astronomes.

Dans la seconde moitié du dix-septième siècle, les principauxcentres d jaillirent les plus grandes lumières pour létudede lastronomie furent les académies et les observatoires deParis et de Londres . Lastronomie avait été fondée en France par Dominique Cassini , aidé de Picard et Auzout; elle fut inau-gurée en Angleterre, par Flamsteed et Halley . Après eux, devaitvenir limmortel Newton.

Mécanique. Cette science était encore, au commencementdu seizième siècle, à peu près telle que lavaient laissée lesanciens, et pendant ce siècle, elle fit peu de progrès. On em-ployait, dans la pratique des arts de construction, le levier, le