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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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AU DIX-SEPTIEME SIECLE

solide, en d'autres termes, le rapport du poids de la glace aupoids de leau, à volume égal. Ils se livrèrent ensuite à diversesexpériences sur la dilatation des corps par le calorique et surleur contraction par le froid. Us étudièrent aussi la nature duson, sa propagation, sa vitesse, etc. Us comparèrent les ondessonores, aériennes, aux ondes liquides quune pierre, en tom-bant, produit à la surface de leau, et sils ne découvrirentpas les lois mathématiques de la propagation du son, il en-trèrent du moins dans la voie qui pouvait y conduire.

Robert Boyle donna une impulsion puissante aux sciencesphysico-chimiques. U était riche, sans ambition, passionné pourlétude et doué dune rare sagacité. Dans tous ses travaux, ileut le bon esprit dallier la physique à la chimie. « La phy -sique, la mécanique, les mathématiques, la chimie, lagricul-ture, la médecine, toutes les sciences, disait-il, se prêtent demutuels secours et doivent se donner la main. » Nous consa-crons une biographie particulière à Robert Boyle , ce qui nousempêche dénumérer ici les services que cet homme illustrerendit aux progrès de la physique.

Chimie. Les travaux de Boyle , de Van Ilelmont et deLemery, commencèrent à donner, au dix-huitième siècle, unecertaine consistance à la chimie, et à la séparer de lalchimie,avec laquelle elle sétait confondue jusque-. Les travaux deBoyle , de Van Ilelmont et de Lemery, sont des travaux isolésqui ne se prêtent pas facilement à une analyse, et que nousrapporterons dans la biographie de chacun de ces savants.

Notre tableau, qui ne comporte quun cadre restreint, nesaurait comporter une exposition même sommaire de tous lestravaux des principaux chimistes, contemporains de Boyle ,de Van Ilelmont et de Lemery. Grâce à ces travaux, la chimie,désormais établie sur ses véritables fondements, put savancerdun pas plus rapide, vers les grandes découvertes.

Robert Flud constata la formation de deux produits inflam-mables par la décomposition de leau. U essaya de rattacher,par la méthode expérimentale, les phénomènes de lordre phy-sique à ceux de lordre métaphysique et moral. Chose singu-lière ! Robert Flud alliait les idées les plus positives, en fait desciences, au culte le plus aveugle pour les doctrines de la cabale.

J. Rodolphe Glauber, mort en 1GG8, fut le Paracelse de son