AU DIX-SEPTIEME SIECLE
solide, en d'autres termes, le rapport du poids de la glace aupoids de l’eau, à volume égal. Ils se livrèrent ensuite à diversesexpériences sur la dilatation des corps par le calorique et surleur contraction par le froid. Us étudièrent aussi la nature duson, sa propagation, sa vitesse, etc. Us comparèrent les ondessonores, aériennes, aux ondes liquides qu’une pierre, en tom-bant, produit à la surface de l’eau, et s’ils ne découvrirentpas les lois mathématiques de la propagation du son, il en-trèrent du moins dans la voie qui pouvait y conduire.
Robert Boyle donna une impulsion puissante aux sciencesphysico-chimiques. U était riche, sans ambition, passionné pourl’étude et doué d’une rare sagacité. Dans tous ses travaux, ileut le bon esprit d’allier la physique à la chimie. « La phy -sique, la mécanique, les mathématiques, la chimie, l’agricul-ture, la médecine, toutes les sciences, disait-il, se prêtent demutuels secours et doivent se donner la main. » Nous consa-crons une biographie particulière à Robert Boyle , ce qui nousempêche d’énumérer ici les services que cet homme illustrerendit aux progrès de la physique.
Chimie. — Les travaux de Boyle , de Van Ilelmont et deLemery, commencèrent à donner, au dix-huitième siècle, unecertaine consistance à la chimie, et à la séparer de l’alchimie,avec laquelle elle s’était confondue jusque-là. Les travaux deBoyle , de Van Ilelmont et de Lemery, sont des travaux isolésqui ne se prêtent pas facilement à une analyse, et que nousrapporterons dans la biographie de chacun de ces savants.
Notre tableau, qui ne comporte qu’un cadre restreint, nesaurait comporter une exposition même sommaire de tous lestravaux des principaux chimistes, contemporains de Boyle ,de Van Ilelmont et de Lemery. Grâce à ces travaux, la chimie,désormais établie sur ses véritables fondements, put s’avancerd’un pas plus rapide, vers les grandes découvertes.
Robert Flud constata la formation de deux produits inflam-mables par la décomposition de l’eau. U essaya de rattacher,par la méthode expérimentale, les phénomènes de l’ordre phy-sique à ceux de l’ordre métaphysique et moral. Chose singu-lière ! Robert Flud alliait les idées les plus positives, en fait desciences, au culte le plus aveugle pour les doctrines de la cabale.