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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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TABLEAU DE LETAT DES SCIENCES

Otto de Guericke eut, dans létude de lélectricité, de nom-breux émules, qui, à leur tour, contribuèrent au progrès de lascience.

Le P. Kirker, en Allemagne , en 1002, joignait à unegrande érudition lart dexciter la curiosité par des expériencesagréables et amusantes. Il cultiva avec succès plusieursbranches de la physique. Il étudia les propriétés des lentilles,quil combina dune manière ingénieuse avec les miroirs, pourconstruire sa lanterne magique. Il prouva, par une expérience,la réalité des miroirs brûlants dArchimède . Il étudia dunemanière spéciale le phénomène de la déclinaison de laimant:il considérait la terre comme un grand aimant, idée quil avaitempruntée à Gilbert.

En 1057, Léopold, grand duc de Toscane , constitua, à Florence ,Tun des premiers corps académiques qui aient existé en Europe ,et il le composa presque entièrement de disciples de Galilée .Les académiciens de Florence se livrèrent à des expériencesayant pour objet les divers effets de la pression atmosphé-rique, le vide, le rôle de lair dans les phénomènes de la com-bustion, etc., expériences qui, conformément aux principesrecommandés par François Bacon, et mis en pratique par Ga­ lilée , tendaient à faire prévaloir létude de la nature sur lespréjugés de la doctrine péripatéticienne.

Galilée avait dit que leau acquiert, en passant de létatliquide à létat solide, un plus grand volume. Les académiciensde Florence voulurent soumettre cette opinion à lépreuve delexpérience. Ils remplirent deau des sphères de verre, decuivre, dargent et dor, et les exposèrent à un froid très-intense, artificiellement provoqué. Le volume de leau sétantaccru par la congélation, les enveloppes de verre, de cuivre etdargent furent brisées, ruais celle dor résista, sans douteparce que lor, plus ductile et plus malléable, se prête, par sonextension, à un accroissement de volume égal à celui que leauprend en se congelant. Mussenbroeck, ayant suivi toutes cesexpériences, conçut lidée dévaluer la force qui se manifestepar la formation de la glace, et il reconnut que cette forcedexpansion est prodigieuse.

Les académiciens de Florence déterminèrent laccroissementde volume que leau acquiert en passant de létat liquide à létat