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TABLEAU I)E L’ETAT DES SCIENCES
courantes à la surface du globe, et de l'envahissement de lamer sur ses rivages, etc.
Woodward se livra à un examen très-heureux de plusieurspartiesdes couches du sous-sol de l’Angleterre. Ses observationsfirent faire un pas à la science. Mais le désir de faire ac-corder avec les récits des livres sacrés tous les faits qu’il avaitrecueillis l’empècha de formuler des théories plus sérieusesque celles de ses contemporains. Cette malheureuse préoccu-pation de faire concorder le récit des livres sacrés avec lesobservations de la science a nui, de tout temps, aux progrèsde la géologie.
Nous terminerons là ce tableau de l'état des sciences enEurope au dix-septième siècle. Ce résumé paraîtra peut-êtretrop étendu, eu égard à cet ouvrage; mais, d'un autre côté, ilsemblera trop restreint, si l’on considère la quantité considé-rable de découvertes qui ont été faites dans les principalesbranches des connaissances humaines durant cette période.Le nombre des hommes qui cultivèrent avec succès les sciencesphysiques et naturelles, pendant le dix-septième siècle, estimmense, et, dans notre tableau, c’est à peine s’il nous a étépossible de donner quelques détails sur les principaux de cessavants. Cuvier , dans son Histoire des sciences naturelles , aété obligé d’en passer sous silence une partie. De tous les sièclesécoulés depuis la constitution des sociétés en Europe , le dix-septième a été, au point de vue de la science générale, le plusfécond en grandes découvertes ; et le tableau que nous venonsd'esquisser n’a pu en donner, malgré son étendue, qu’une idéeincomplète.