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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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AU DIX-SEPTIEME SIECLE

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seur, de grands espaces vides, d’énormes cavernes, où l’eau seprécipita par des fentes et des déchirures. De là résulta l’abais-sement du niveau primitif de l’Océan, etc., etc. Cette hypo-thèse, que Leibnitz imagina en 1680, est la base de la géologiemoderne.

Les dernières années du dix-septième siècle furent marquées,en géologie, par les travaux de Robert Hooke (1), de Ray (2),de ’Woodward (3), de Burnel, etc.

« Quelque trivial que puisse paraître à certaines personnes un objettel qu’une coquille pourrie, dit Hooke, de pareils monuments de lanature n’en présentent pas moins des témoignages d'antiquité plusauthentiques que des pièces de monnaie ou des médailles... Il faut bienconvenir que la lecture des archives de la nature, et les travaux néces-saires pour parvenir à en extraire une chronologie, et à établir la duréedes périodes pendant lesquelles tels changements et telles catastrophesse sont accomplis, forment une tâche qui, bien qu’elle ne soit pas impos-sible, est du moins très-difficile. »

Hooke prouva que des coquilles et des squelettes d’animauxqu’on avait découverts en Angleterre avaient appartenu à desespèces différentes de celles qui vivent aujourd’hui. Il se livraà diverses conjectures sur la possibilité de certains changementsdans la surface de notre globe par un déplacement de soncentre de gravité ou de son inclinaison sur l’écliptique. Ungéologue de nos jours, M. de Boucheporn, se fondant sur ladisposition des-montagnes à la surface du globe, a ressuscitécette même idée (4).

Hooke n’hésita point à se mettre en opposition avec sonsiècle en combattant des opinions accréditées. Il déclara quel’hypothèse qui attribuait au déluge de Noé l’origine des êtresfossiles était insoutenable, et il en imagina une autre, qui n’estpas, d’ailleurs, plus satisfaisante.

Ray admit, comme cause du déluge, un changement dans lecentre de gravité de la terre. Il fut un des premiers qui entrè-rent dans des considérations étendues sur les effets des eaux

/ l} Œuvres posthumes.

(2) Discours physico-théohgiques.

(3) Essai sur l'histoire naturelle de ht terre »

(1) Etudes sur l’histoire de la terre et sur les causes des révolutions de sa surface , in-3°.Paris , lBGJj 2 e édition.