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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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JEAN KEPPLER

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à lécole élémentaire de Léonberg. Son père servait alors dansl'armée que le duc dAlbe dirigeait contre les Pays-Bas .

Malheureusement, lorsque Henri Iveppler rentra dans sesfoyers, la banqueroute dun ami, pour lequel il avait eu l'im-prudence de donner sa garantie, entraîna sa ruine complète.Bans cette situation, ce qui dut loccuper le plus, ce fut depourvoir à la subsistance de toute sa famille : il ouvrit uncabaret près du village dErmendingen.

Henri Keppler avait une fille et trois garçons. Il maria safille, nommée Marguerite, à un ministre protestant. De sesdeux fils aînés, lun devint soldat, lautre fondeur détain.Quant au dernier, Jean Keppler, son père le retira de lécolede Léonberg et le prit avec lui pour le seconder dans le servicede lauberge., depuis le matin jusquau soir, le jeune Kepplerfut occupé à servir les buveurs, quand il en arrivait. Tel fut lepremier apprentissage de celui qui devait formuler les troisgrandes lois mathématiques des mouvements des corps célestes.

Lenfance du jeune Keppler se passa, jusquà l'àge de douzeà treize ans, dans le cabaret de :-on père. Les propos des bu-veurs, qui dordinaire ne se distinguent point par lélégance etla pureté du langage, furent les seules leçons de morale et degoût quil reçut durant cette période, si importante pour lédu-cation. Son père et sa mère sentendaient mal entre eux. Ilsmanquaient sans doute des qualités nécessaires pour réussirdans la profession de cabaretier, car leur petit commerce neprospérait pas, et il vint un moment il fallut songer sérieu-sement à prendre un parti. Le père, Henri Keppler, sengageacomme soldat dans une armée autrichienne qui allait combattreles Turcs, et depuis ce jour on n'entendit plus parler de lui.La mère, qui était dun caractère dur, tracassier et sans aucunesprit dordre ou déconomie, dissipa toutes les ressources de lafamille, et rendit son jeune fils très-malheureux.

Le pauvre enfant néchappa que difficilement à une maladietrès-grave, dont il fut atteint à làge de treize ans. Pendantplusieurs jours, on le crut perdu. Les soins affectueux lui man-quaient sans doute, car sa mère et ses deux frères, véritablesvauriens, ne laimaient point. Cependant, grâce aux bons soinsde sa sœur Marguerite, qui le prit auprès delle, il recouvra lasanté.