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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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JEAN KEPPIÆU

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quence, comme on ne connaissait alors que six planètes tour-nant autour du soleil, il compara les intervalles qui les séparentaux dimensions des cinq corps réguliers, et de combinaisons encombinaisons, partant de lorbite de la terre, pris relativementaux autres pour commune mesure, il parvint à larrangement sui-vant. Il suppose un dodécaèdre régulier, circonscrit à la sphère,dont lorbite terrestre est un des grands cercles, et ensuite uneseconde sphère circonscrite à ce dodécaèdre ; lun des grandscercles de cette seconde sphère est lorbite de Mars. Si untétraèdre régulier est circonscrit à la sphère dont l'orbe deMars est lun des grands cercles, une troisième sphère, cir-conscrite à ce tétraèdre, aura le même rayon que lorbite deJupiter . Et si lon suppose un cube circonscrit à lorbite deJubiter, la sphère circonscrite à ce cube aura le même rayonque lorbite de Saturne . Pour déterminer l'orbite de Vénus , ilsuppose un icosaèdre régulier (solide qui a pour faces vingttriangles réguliers égaux), inscrit dans la sphère, dont lun desgrands cercles est lorhite terrestre, et une autre sphère inscritedans cet icosaèdre; le rayon de cette seconde sphère sera lemême que celui de lorbe de Vénus . Un octaèdre inscrit danslorbite de Vénus et une sphère inscrite dans ce dernier solidedonnent le rayon de lorbite de Mercure.

Conduit par cette pensée, exprimée par Platon , que « Dieu , encréantle monde, avaitdù faire de la géométrie », Iveppler sétaitfamiliarisé avec lidé que le monde est gouverné par des loisrégulières, et il cherchait ces lois pour y ramener tout ce queKopernik avait établi concernant les distances et les mouve-ments des planètes.

Il voulut trouver ensuite une règle simple et uniforme parlaquelle on pût passer du temps de la révolution dune planèteau temps de la révolution dune autre planète quelconque.

« A ce sujet, je mabandonnai, dit-il lui-même, à une supposition duneaudace extraordinaire. J'admis quoutre les planètes visibles, il y en avaitdeux autres, quon napercevait pas à cause de leur petitesse, lesquellesse trouvaient comprises lune entre Mercure et Vénus, et lautre entreMars et Jupiter . Mais cela même ne me conduisit pas au but. Enfln, j'ar-rivai à concevoir que le système planétaire pouvait avoir un rapportdirect, quant au nombre des planètes et à leur distance, avec les corpsréguliers dont les anciens géomètres sétaient occupés. Ces corps sontau nombre de cinq. »