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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

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et vraies, et des traits de génie, mêlés quelquefois avec desidées et des opinions fortement empreintes de tous les préjugésde cette époque.

Bien qu'elle ne soit pas exprimée dans louvrage sur loptiquequi nous occupe en ce moment, cest peut-être ici le lieu demontrer que Keppler a connu et peut-être inventé la chambreobscure, dont on fait généralement honneur au physiciennapolitain, J.-B. Porta.

J.-B. Porta avait signalé, comme nous lavons dit dans le vo-lume précédent de cet ouvrage, limage renversée qui vient sepeindre au fond dune chambre maintenue danslobscurité, quandon perce un trou dans le volet exposé au soleil. Mais le phéno-mène ne pouvait prendre lintensité quon connaît, et la véri-table chambre obscure être créée, sans une lentille que lon en-châsserait dans le trou du volet exposé au soleil. Or, J.-Ii. Porta,pas plus que Corneille Agrippa , qui a parlé de ce phénomènedans les mêmes termes que Porta, ne disent rien de la lentillequi accroît si prodigieusement les effets de la chambre noire.Au contraire, on trouve cet instrument mentionné comme uneinvention de Keppler dans une lettre dun de ses contempo-rains.

Cette lettre, qui na été retrouvée et publiée quen 1858,était adressée à François Bacon par sir Henri Wœlton. Elle estainsi conçue :

« Jai passé une nuit à Linz , la métropole de la haute Autriche ... Jyai trouvé Keppler , homme fameux dans les sciences, comme votre Sei-gneurie le sait, à qui jai proposé dadresser un de vos livres, afin quilvoie que lAngleterre possède des hommes capables dhonorer leur sou-verain, comme il honore le sien par ses llarmoniœ muncli. Jai vu, dansson cabinet, un dessin de paysage sur papier qui ma beaucoup intrigué,et qùi était fait de main de maître; je lui ai demandé qui lavait fait. Ilma répondu par un sourire tel que jai conclure que cétait lui;et il se hâta dajouter quen faisant ce dessin, il navait pas agi enpeintre, niais en mathématicien. Ceci me plaça sur le gril. 11 mappritenfin quil avait une petite tente portative (de quelle matière, celaimporte peu) quil peut établir spontanément en pleine campagne, illui plaît, qui tourne comme un moulin à vent, qui peut regarder tour àtour tous les points de lhorizon, exactement fermée et sombre, à lex-ception dun petit trou dun pouce et demi de diamètre. A ce petit trou setrouve adapté un long tube perspectif avec un verre convexe appliqué àcelle de ses extrémités par laquelle il entre dans le trou, avec un verreconcave à lautre extrémité, qui pénètre dans lintérieur de la tente,presque jusquau milieu, et par lequel les radiations visibles de tous les