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SAVANTS DU DIX-SEPTIEME SIECLE
sique expérimentale, de la mécanique et de la géométrie. Il avaitun esprit très-fin, très-pénétrant et un peu tourné vers l’épi-gramme, comme on le voit par ses Dialogues. Il voyait sansdoute dans Iveppler, qui était plus jeune que lui, un hommed’un grand talent et d’une vaste érudition, mais entraîné parune imagination ardente, que pouvait facilement séduire legrandiose poétique, plutôt que la solidité d'une idée. Galilée pouvait construire un télescope et découvrir les satellites deJupiter; mais il n’eût pas enfanté le système astronomique deIvopernik, ni formulé les grandes lois astronomiques décou-vertes par Keppler . Son génie, analogue à celui de Tyclio-Ilralié, le portait, à l’observation des faits et au perfectionne-ment des détails. Il ne possédait pas, à beaucoup près, au mêmedegré que Keppler , ce don des rapprochements ingénieux, quiconduisent souvent à la découverte de nouveaux rapports et àune large vue de l’ensemble. Aussi, imaginant beaucoup moins,Galilée était-il beaucoup moins exposé à se tromper. Il ne dutvoir dans le premier ouvrage de Keppler , Myslermm cosmo-graphicum, qu’une rêverie. Cet ouvrage lui avait inspiré, pro-bablement à son insu, des préventions peu favorables aux vuesgénérales de Keppler , et ces préventions, dont il ne revintjamais, l’empêchèrent de donner une attention suffisante auxautres productions de l'astronome allemand .
Tycho-Brahé avait commencé les Tables Rudolphines.Après la mort de Tyclio, Keppler y travailla vingt années,et les acheva. Mais, en continuant à construire ces tables,il s’occupait aussi à refaire les théories astronomiques et àcomposer de nouveaux ouvrages sur le mécanisme du monde.L’invention des logarithmes par le baron écossais Néper attirason attention. Il devina la théorie de ces nombres, que l’in-venteur avait voulu tenir secrète, et il entreprit de l’exposerd’une manière plus rigoureuse. Mais il n’employa, dans laconstruction de sa table, qui est le type de nos tables de lo-garithmes logistiques, que les principes de Néper, le premierinventeur. Dans les Tables Rudolphines, qui ne parurentqu’en 1627, Keppler fait l’application de tout ce qu’il a dé-montré dans ses ouvrages précédents.
Malgré les efforts de plusieurs astronomes contemporains,dit Delambre, les Tables Rudolphines ont été longtemps les