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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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plus exactes quon pùt employer; et, pour la partie elliptique,elles servent encore de modèle à nos tables actuelles.

Les Ephémérides , que Iveppler calculait sur ces tables, luifirent voir que Mercure et Vénus devaient passer sur le disquedu soleil en 1031. Il en donna avis aux astronomes, par un écritintitulé : Admonitio ad curiosos rerum cœlestium, de ravismirisque anni 1631 phænomenis, Veneris puta et Mercurii insolem incursa.

Pin 1010, Iveppler fît paraître, à Linz , louvrage qui a pourtitre Ilarmonices mundi ïibri quinque, geometricus, archi-teclonicus, harmonicus, psychologicus, astronomicus, cum ap-pendice conlinens mysterium cosviographicum , cest-à-direConcert du monde géométrique, architectonique, harmonique ,psychologique, astronomique, en cinq livres, avec un supplé-ment qui contient le mystère cosmographique. Ce titre est unpeu long, mais il a lavantage de donner davance une idéegénérale des divers points de vue dont lauteur a envisagé sonsujet.

Voici quelle fut l'occasion de cette production nouvelle.

Iveppler croyait que Dieu navait rien produit sans y atta-cher une beauté géométrique (1), et que les formes parfaitesétaient celles que le Créateur avait choisies pour composerles mondes, ou plutôt, comme toutes ces formes lui sem-blaient avoir leur type dans lentendement divin, il crovaitque la géométrie était un rayon de lintelligence suprême.« Lhomme, disait-il, en inventant la géométrie, sest élevéaux idées que Dieu peut se former de la perfection (2). »

On connaît lopinion attribuée à Pythagore et à Platon surles propriétés mystérieuses des nombres. On peut reprocher àIveppler de sy être un peu trop laissé entraîner. Plein de res-pect pour la philosophie antique, il passa plusieurs années àchercher et à combiner entre eux des rapports numériques,sarrêtant de temps à autre pour méditer sur les combinai-sons quil avait produites, et pour en comparer les résultats auxmouvements célestes. Vojmnt les planètes accomplir autourdu soleil des révolutions dautant plus longues que les orbites

(1) Ilarmonices mundi , îib. I et Y.

(2) Ibit, } lib. I.