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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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GALILÉE

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de la couronne de France sinclinait devant le génie dun savantétranger, et sollicitait humblement son attention !

Galilée publiait à Padoue un ouvrage périodique le Nuntiussidereus {Courrier céleste), destiné à faire connaître ses obser-vations astronomiques, et il recevait, à cette occasion, une foulede lettres de tous les pays.

La suivante, que Galilée écrivait à Keppler , contient unepeinture plaisante et vraie de lesprit de satire des collègues duprofesseur de Padoue .

« O mon cher Keppler, écrit Galilée , combien je voudrais que nouspussions nous épanouir la rate un instant ensemble! Ici, à Padoue estle principal professeur de philosophie, que j'ai à plusieurs reprises ins-tamment pressé de regarder la lune et les planètes avec mon verre cequil a absolument refusé de faire. Que nétes-vous ici ! Que cette glo-rieuse folie serait une bonne fortune pour vous! Quil sciait amusant devoir ce professeur à Pise , se démener, à grands frais de logique, devantle grand duc, pour conjurer les nouvelles planètes et les faire dispa-raître comme par enchantement ! »

Galilée était peu ménagé par ses détracteurs, mais il 11esen souciait guère. Plusieurs dentre eux niaient ses décou-vertes, avec un aplomb comique, dont le spirituel et malinphilosophe samusait beaucoup. Tel était Christman, qui sexpri-mait ainsi, dans lappendice à son ouvrage le Nœud gordien.

« Gardons-nous de penser que Jupiter ait quatre satellites, qu'il tientde la nature pour immortaliser, en tournant autour de lui, le nom desJlédicis qui, les premiers, ont eu avis de lobservation. Ce sont desrêves d'hommes oisifs, qui aiment mieux les idées plaisantes que notrelaborieuse et consciencieuse étude du ciel. »

O11 pense bien que Galilée était, comme Keppler , obsédé parles astrologues et les faiseurs d'horoscopes, qui le pressaientdassigner le genre d'influence dévolu aux astres récemmentdécouverts. Pans une lettre quil adresse à son ami Dini,il raconte ce quil répondit à un de ces impatients amateurs.

« Je dois, dit-il, vous raconter ce que, pour me débarrasser de ses fati-gantes importunités, je répondis, il y a quelques jours, à un de ces tireursdhoroscope, qui croient que Dieu , en créant le ciel, neut pas dautrepensée que celle dont ils sont eux-mêmes capables. Il massurait que sije ne lui révélais pas linfluence véritable des planètes des Médias, il lesrejetterait et les nierait comme inutiles et superflues... Je lui répondis quil