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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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GALILEE

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suites, neut pas livré facilement aux vengeances de linqui-sition un professeur de son Université.

Ce fut vers le milieu de septembre 1610 (1) que Galilée quittaPadoue , pour aller se fixer à Florence . Sagredo et Sarpi, sesamis, essayèrent inutilement de lui faire sentir limprudencequil commettait en quittant un pays libre, il jouissait, depuisdix-huit ans, de lestime et de la faveur des chefs du gouverne-ment, pour aller se mettre à la merci dun jeune prince, in-constant et faible, dans un pays trônaient les jésuites, dontil nétait pas aimé.

Sarpi, quelque temps après, ayant appris que Galilée allaitse rendre à Rome , pour essajmr de convaincre ses adversaires,pressentit que la question du mouvement de la terre ne tarde-rait pas à devenir pour lui une affaire de religion, et que, pouréchapper à lexcommunication, lastronome florentin seraitforcé de se rétracter. Il lui écrivit donc, à ce sujet, une lettreremarquable et pleine de bons conseils, quon trouve danslouvrage de Venturi.

Galilée ne pouvait quitter sans regret Padoue et Venise ,il avait passé vingt ans dune carrière glorieuse.

« 11 y avait joui, dit M. Trouessart , dans une excellente notice sur .Galilée , de la plus grande liberté philosophique. Il y laissait des amisd'un précieux commerce, entre autres Fra laolo Surpi, Fra FulgenzioMicanzio, et ce brillant et spirituel sénateur, Francesco Sagredo , dont ila consacré la mémoire dans ses dialogues. Au témoignage de leur vif etamer regret de le perdre, ils joignirent leur pressentiment des dangersauxquels allaient l'exposer*, dans un pays entièrement soumis à linqui-sition romaine, ses opinions bien connues et lardeur quil mettait à lespropager et à les défendre. Mais Galilée aimait Florence, et il était fatiguéde vingt années denseignement. La république de Venise payait bienceux qui la servaient, mais elle voulait être servie et n'admettait pas lessinécures. Cependant Galilée avait besoin de loisir, olium cuin dignitate,pour vaquer librement uses observations astronomiques et pour acheverla composition de ses grands ouvrages qud navait encore québau-chés (2). u

Cétait à Padoue , quau moyen de son télescope, Galilée avaitobservé, pour la première fois, les aspérités du globe lunaire, la

(1) Nellî, Vita di GalileOy 1.1, p. 260.

(2) Galiléesa mission scientifique , sa vie et son procès. Conférence donnée à An-goulême, par J. Trouessart . In-8 °. Poitiers , 1865.