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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS 1)U DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

voie lactée, les taches du soleil, découvert les satellites de Ju­ piter , et commencé à faire paraître par livraisons le Nuntiussidereus. Établi à Florence , il reprit avec ardeur le cours de sesobservations : il découvrit les phases de Vénus , quil annonçaaux astronomes sous le voile dun anagramme. Il remarquaaussi des changements notables dans le diamètre apparent deMars et dans léclat de cette planète.

Pendant le séjour quil fit à Rome , en 1011, il montra lestaches du soleil à un grand nombre de personnes, et à plusieurscardinaux, avides de voir les curieux phénomènes récemmentdécouverts dans le ciel (1).

Cest à cette époque que commence la lutte que Galilée eutà soutenir contre les péripatéticiens et les théologiens, et quidevait si mal finir pour notre philosophe.

La sensation que firent à Rome les nouvelles découvertesastronomiques de Galilée et les discussions qui sélevèrent àcette occasion, sur le mouvement de la terre, admis par le pro-fesseur de Florence , finirent par attirer l'attention de quelquesgrands personnages de lÉglise. Le cardinal Bellarmin sadressaà quatre jésuites, au nombre desquels se trouvait lastronomeClavius, et leur demanda ce quils pensaient des découvertesde Galilée . Leur réponse, qui fut rendue publique, prouve quàcette époque, les ecclésiastiques ne repoussaient pas les nou-velles observations faites dans le ciel. Ce fut pour mieux ex-pliquer lui-même la nature de ses découvertes et en écarter lesconséquences que lon y entrevoyait contre la religion, queGalilée crut devoir se rendre à Rome . Après avoir obtenu àRome un immense succès, il partit de la ville éternelle, illaissait des amis enthousiastes, mais plus dun ennemi (2).

De retour à Florence , Galilée désirait continuer ses obser-vations astronomiques, et terminer les ouvrages quil avait com-mencés. Mais il fut quelquefois obligé de porter son esprit derecherche et dinvestigation sur des questions, souvent biendifférentes, dont la solution lui était demandée. Le grand ducde Toscane aimait les sciences. Un de ses plus agréables délas-sements était de réunir des savants, et de les entendre discuter

(1) Xelli, Vita di Gaiileo.

(2) Venturi, cité parLibri, Histoire des sciences mathématiques en Italie, t. IV, p.22î.