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divers points de physique et de philosophie. On juge bien queGalilée , son philosophe et son premier mathématicien, ne pou-vait s’abstenir de prendre part à ces discussions. Dans une so-ciété savante qui se réunissait chez un ami de Galilée , Salviati,on avait agité la question des ponts de bateaux, et l’opinion quisemblait avoir prévalu était que, si un corps est plongé dans unliquide, sa tendance à flotter ou à s’enfoncer dépend principa-lement de sa forme. Galilée , qui dans sa jeunesse s'était occupéd’hydrostatique, soutint que c’était là une erreur, et il voulutle prouver. S’il n’avait eu besoin, pour cela, que de citer uneautorité universellement reconnue alors dans toutes les écoleset par la grande majorité des savants, il se fût borné à invoquerAristote , dont les paroles n’ont rieh d’équivoque : « La forme,dit Aristote , n’est pas la cause qui fait qu’un corps descendplutôt qu’il ne monte; mais elle affecte la vitesse avec laquelleil se meut. » Galilée aima mieux avoir recours à des argumentsplus directs fournis par l’expérience. Telle fut l’origine duDiscours sur les corps flottants, qui parut à Florence , en 1012.
Galilée commence par s’excuser d’écrire sur un sujet très-différent de ceux qui ont attiré l’attention publique, et il déclarequ’il avait été trop occupé à calculer les révolutions périodiquesdes satellites de Jupiter, pour avoir le temps de publier plus tôtun autre ouvrage quelconque. L’année précédente, pendant sonséjour à Rome , il était parvenu à déterminer les révolutionsdes satellites de Jupiter, et il donne ici en nombre les résultats,non rigoureux, mais approximatifs, de ses calculs. Il promet,du reste, de continuer ses observations, pour être à même deles corriger. Il passe ensuite à la découverte qu’il a faite récem-ment, des taches du soleil, lesquelles, en changeant de situation,fournissent la preuve, ou que le soleil tourne sur son axe, ouque d’autres astres tournent autour de lui, comme Vénus etMercure, astres invisibles en tout autre cas, à cause de la petitedistance à laquelle ils se trouvent du soleil et qui les rend invi-sibles par l’éclat même de la lumière au milieu de laquelle ilssont, alors plongés. Il ajouta plus tard, que d’autres observationslui avaient prouvé que ces taches existent à la surface du soleil.Elles affectent des figures très-irrégulières et une grande di-versité dans l’intensité des ombres. Elles se meuvent toutesd’un mouvement commun et régulier, et tournent avec le so-