Buch 
4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
Seite
133
JPEG-Download
 

GALILEE

133

en litière et tout à son aise. Mais il faut absolument qu’il soitexaminé en personne. Que Lieu lui pardonne de s’être'jetédans un embarras pareil, après que nous-même, étant cardinal,nous l’en avions une fois tiré ! »

Comme Galilée tardait toujours à partir, l’ambassadeur deFlorence , Niccolini, lui écrivit, le 26 décembre et le 15 janvier,pour le presser de se mettre en route, « de crainte, disait-il,que l’on ne prenne contre vous quelque résolution de la der-nière violence. « C’était l’excommunication que l’on montraiten perspective au malheureux philosophe.

Effrayé par ce dernier avis, Galilée quitte sa paisible retraited’Arcetri. Il se met en route, et arrive à Rome le 13 jan-vier 1633, extrêmement fatigué. Il vase loger dans le palais del’ambassadeur Niccolini.

Lès le lendemain, 14 janvier, il se présente au P. commis-saire du Saint-Office.

Le maître, du sacré palais , après avoir eu un entretien avecl’ambassadeur de Florence, fit dire à Galilée d’avoir à se tenirrenfermé dans la maison de l’ambassadeur Niccolini, sans rece-voir personne ni se montrer au dehors, en attendant qu’on luifit donner quelque avertissement. Galilée était donc mis au se-cret dans le palais de l'ambassadeur.

Le 27 février, Niccolini annonça officiellement au pape l’ar-rivée de Galilée à Home. Il faisait valoir les sentiments de sou-mission, d’entière obéissance aux ordres de l'autorité ecclésias-tique, dont Galilée était pénétré.

. Le pape répondit « qu’il avait traité Galilée avec une douceuret une clémence extraordinaires, en lui permettant de demeurerchez l’ambassadeur, au lieu d’être immédiatement conduit dansles prisons du Saint-Office, dont les jwinces mêmes n'ont pasété exemptés. »

Le 13 mars, Niccolini alla trouver le pape, et lui adressa lessupplications les plus vives, en faveur de ce pauvre vieillard.Le pape répondit :

«Je vous répète encore qu’on ne peut faire moins que d’appelerau Palais de l’Inquisition l’inculpé, quand le moment sera venude l’examiner, parce que c’est l’usage, et qu’on ne saurait agirautrement. Que Lieu lui pardonne d’être entré dans ces matièresoù il s’agit de doctrines nouvelles et de la Sainte Écriture, car