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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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GALILÉE

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renvoyé dans cette résidence, bien qu'on n'ait pas encore fini do lexa-miner. Cette faveur lui est. venue à la suite dune requête adresséepar le P. Commissaire au cardinal Barberini, lequel, de lui-même, sansconsulter la congrégation, la fait libérer, afin quil puisse se remettre deses douleurs habituelles, qui lont, ces jours-ci, continuellement tour-menté. Ce P. Commissaire montre lintention de semployer pour quecette cause soit enterrée et enveloppée dans le silence... »

Ces délais, quon ne pouvait ni prévoir ni abréger, dit Biot ,amenèrent, de la part du secrétaire dEtat du grand-duc deFlorence , Andréa Cioli, une dépêche, conforme au caractèredur, insolent, et sans délicatesse, que lhistoire reproche à cepersonnage. Comme cétait lui qui administrait alors les financesdu grand-duc, il glissa, dans une réponse à lambassadeur, lanote suivante :

« Je crois devoir rappeler à Votre Excellence quen vous écrivant derecevoir à lambassade le signor Galilée , jai assigné à cette faveur le termedun mois, parce que, au delà de ce temps, il faudra que ses dépensessoient à son compte. »

Niccolini, dans sa dépêche du 15 mai 1033, répliqua, avectoute la noblesse dun caractère élevé « quil ne lui convientnullement dentrer en explications avec Galilée sur un pareilsujet, pendant quil est son hôte, et que le procès dùt-il durersix mois, il aimerait mieux plutôt prendre à sa charge toute ladépense, qui, dailleurs pour Galilée et pour son domestique, nesélèverait pas même à plus de 90 ou 100 écus. »

Comme Galilée souffrait beaucoup dêtre privé dexercice,Niccolini obtint pour lui la permission dêtre conduit aux jar-dins de la villa Médicis , dans une voiture fermée, afin dy jouirde quelque promenade.

Niccolini, dans une lettre du 18 juin 1033, rend compte dunentretien quil vient davoir avec le pape :

« Sa Sainteté, en considération de Son Altesse, le grand-duc de Florence ,a accordé au signor Galilée toutes les facilités possibles. Quant à la causeen elle-même, on ne peut faire moins que de prohiber cette opinion (delàmobilité de la terre), parce quelle est erronée et contraire aux saintes Écri-tures qui ont été dictées ex ore Dei. Pour ce qui concerne la personne deGalilée , il devra demeurer en prison quelque temps, parce quil a contre-venu aux ordres qui lui avaient été données dès 1616. Mais, avait ajoutéle pape, lorsque la sentence sera publiée Je vous reverrai et nous examineronsensemble ce qui pourra se faire de moins mal et de moins affligeant pour