GAULEE
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En revenant à la santé, le vieux astronome recouvrait toutesa force intellectuelle et reprenait peu à peu le cours de sestravaux scientifiques. Un jeune Florentin, Andrea Arrighetti,lui ayant soumis quelques problèmes de mathématiques, Galilée lui répond de Sienne , le 27 septembre, « qu’il a lu et relu avecplaisir ses démonstrations ; que celles des deux premiers théo-rèmes l’ont étonné, et que le troisième théorème l’a tenu uninstant dans la méditation et dans le doute, tant à cause del’emploi d’une formule inusitée, que par suite de la fatigue desa mémoire. Quant à lui, il peut dire que les entretiens qu’il aavec son très-honoré et très-bienveillant hôte lui procurentbeaucoup de soulagement, et au milieu de tant de tristessujets de méditations, donnent à sa pensée une direction toutedifférente. Mais son chagrin lui parait moins lourd, quand ilsonge à l'ancienne affection que lui gardent ses amis. »
Par un décret longtemps sollicité, le pape lui permit, le1 er décembre, de revenir dans sa patrie, et d’habiter sa maisonde campagne d’Arcetri, près de Florence , à la condition qu’ily vivrait dans la solitude, qu’il n’inviterait personne à venir levoir, et ne recevrait pas les visites qui pourraient se présenter.
Il lui était donc enjoint de demeurer au secret dans sa propremaison.
Aucune pénitence ne pouvait être plus dure pour Galilée ,car il aimait passionnément la société, et mettait au-dessus detout le plaisir de converser avec des personnes dignes de l’en-tendre. Mais le pape s’était exprimé en termes formels : « Con-ceditur habitatio in ejns ram, modo tamen ibi ut in solitiidinestet, nec tenientes Mue recipiat ad collocutiones. » S'il eûtcontrevenu à cet ordre, Galilée se serait exposé à être de nou-veau transféré à Rome , dans la prison du Saint-Office.
Aussi les lettres qu’écrivit le vieux astronome, prisonnier danssa maison de campagne, sont-elles empreintes d’une mélancolieprofonde. Nous ne pourrons en citer ici que de courts extraits.
Il raconte à ceux de ses amis auxquels il n’a pu, pendantlongtemps, donner de ses nouvelles, son procès , sa condam-nation. Le 28 juillet 1034, il écrit à Deodati, lui annonçant sesangoisses et la mort de sa fille bien-aimée.
<■ 3Ia prison définitive est cette villa, située à un mille Je Florence. On
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T. IV.