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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

excrétoires, et comme les reins nagent clans le corps du fœtus, il estévident que la membrane elle-même nest produite que postérieurement.Les artères ombilicales, qui se dirigent des iliaques vers le nombril, etla veine qui se dirige du nombril au l'oie, montrent que le sang est daborddescendu du cœur dans laorte, vers les autres organes, et que, de, ilest retourné au nombril pour se rendre dans le placenta de lutérus,,sétant mêlé au sang de la mère, il est retourné au foie du fœtus par laveine ombilicale supérieure. Comme l'urèthre nest pas aussi largementpercé dans l'homme que chez les brutes, on peut en conclure que l'hommepossède moins dhumeur séreuse, et qu'il se rapproche plutôt de la naturedes oiseaux qui nurinent pas; dans le fœtus, on ne trouve pas non plusla tunique atlantoïde. Ces artères sont attachées aux côtés de la vessie,et elles semblent ainsi produites uniquement parce que le sang du fœtus,étant parvenu au placenta de la mère, y a déposé une partie de son humi-dité. Les reins aussi ont été produits par la même cause, car tant queles intestins ne sont pas formés ou, du moins, tant qu'ils ne sont pasassez grands, les îles, les reins et le foie se rattachent au nombril, et, parle nombril, au placenta de la mère, etc. (I). «

On se rappelle que Gassendi , arrivant à Amsterdam , très-peu de temps après Descartes , ne ly avait déjà plus trouvé.Celui-ci nous apprend dans une de ses lettres, quil ne sétaitretiré en Frise que pour travailler plus tranquillement à sesMéditations métaphysiques ; mais comme cet ouvrage ne parutque douze ans après, il est très-vraisemblable quen y travail-lant il ninterrompait aucune de ses études et de ses expé-riences physiques. La distraction que vint lui apporter laffairedes périhélies de Rome ne fut même pour lui quune occasiondes plus heureuses dajouter aux observations et aux réflexionsquil avait déjà faites sur la lumière. Les divers ouvrages deDescartes ne devant être que des parties dun même système;il les préparait, les menait tous de front.

Puisque nous venons de nommer les Méditations, dans les-quelles il a démontré mieux quaucun philosophe avant lui quelâme est distincte du corps et immatérielle, disons tout desuite il la plaçait. Ce sera un appendice à ce que nous avonsdéjà fait connaître de ses travaux anatomiques.

Notre philosophe reçut un jour, à Leyde , la visite dun deses disciples les plus distingués, qui avait coutume, chaquefois quil le voyait, de lui proposer quelque nouvelle question.Ce jour-, le visiteur lui demanda quel pouvait être lusage de

( 1 ) Institutiones anatomicx.