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SAVANTS DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE
excrétoires, et comme les reins nagent clans le corps du fœtus, il estévident que la membrane elle-même n’est produite que postérieurement.Les artères ombilicales, qui se dirigent des iliaques vers le nombril, etla veine qui se dirige du nombril au l'oie, montrent que le sang est d’aborddescendu du cœur dans l’aorte, vers les autres organes, et que, de là, ilest retourné au nombril pour se rendre dans le placenta de l’utérus, où,s’étant mêlé au sang de la mère, il est retourné au foie du fœtus par laveine ombilicale supérieure. Comme l'urèthre n’est pas aussi largementpercé dans l'homme que chez les brutes, on peut en conclure que l'hommepossède moins d’humeur séreuse, et qu'il se rapproche plutôt de la naturedes oiseaux qui n’urinent pas; dans le fœtus, on ne trouve pas non plusla tunique atlantoïde. Ces artères sont attachées aux côtés de la vessie,et elles semblent ainsi produites uniquement parce que le sang du fœtus,étant parvenu au placenta de la mère, y a déposé une partie de son humi-dité. Les reins aussi ont été produits là par la même cause, car tant queles intestins ne sont pas formés ou, du moins, tant qu'ils ne sont pasassez grands, les îles, les reins et le foie se rattachent au nombril, et, parle nombril, au placenta de la mère, etc. (I). «
On se rappelle que Gassendi , arrivant à Amsterdam , très-peu de temps après Descartes , ne l’y avait déjà plus trouvé.Celui-ci nous apprend dans une de ses lettres, qu’il ne s’étaitretiré en Frise que pour travailler plus tranquillement à sesMéditations métaphysiques ; mais comme cet ouvrage ne parutque douze ans après, il est très-vraisemblable qu’en y travail-lant il n’interrompait aucune de ses études et de ses expé-riences physiques. La distraction que vint lui apporter l’affairedes périhélies de Rome ne fut même pour lui qu’une occasiondes plus heureuses d’ajouter aux observations et aux réflexionsqu’il avait déjà faites sur la lumière. Les divers ouvrages deDescartes ne devant être que des parties d’un même système;il les préparait, les menait tous de front.
Puisque nous venons de nommer les Méditations, dans les-quelles il a démontré mieux qu’aucun philosophe avant lui quel’âme est distincte du corps et immatérielle, disons tout desuite où il la plaçait. Ce sera un appendice à ce que nous avonsdéjà fait connaître de ses travaux anatomiques.
Notre philosophe reçut un jour, à Leyde , la visite d’un deses disciples les plus distingués, qui avait coutume, chaquefois qu’il le voyait, de lui proposer quelque nouvelle question.Ce jour-là, le visiteur lui demanda quel pouvait être l’usage de
( 1 ) Institutiones anatomicx.