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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS DU DIX-SEPTIEME SIECLE

son premier livre, cest-à-dire les quatre traités qui firent faireun si grand pas à la géométrie et à la physique, et qui por-tèrent le coup de grâce à la philosophie scolastique.

Louvrage, dont limpression fut achevée à Levde le S juin1637, portait ce titre : Discours cle la méthode four bien con-duire sa raison, et chercher la vérité dans les sciences. Plus ladioptriqne, les météores et la géométrie, qui sont des essais decette méthode.

Ainsi Descartes , pour ses débuts dauteur, donnait à la foisau public, dans un seul volume, quatre ouvrages bien distinctset dont les trois derniers nont avec celui qui les précèdedautres liens que ceux qui peuvent exister entre une théorieet quelques-unes de ses applications. Encore est-il juste dedire quil faut posséder le génie de Descartes pour tirer toutelalgèbre et toute la géométrie du fameux principe : Je pense,donc je suis.

Le Discours de la méthode, cette nouvelle logique, ou cenouvel Orgammi, est un chef-dœuvre de raison, mais il noussemble quil promet beaucoup trop, et que ce serait une grandeprésomption chez ceux qui ne possèdent quà un degré ordi-naire la faculté dobserver et la puissance de réfléchir, desimaginer quen suivant un tel guide, ils vont découvrir ungrand nombre de vérités. Descartes assurément se trompequand il assure quil nest quun homme ordinaire, et quil doittout à sa méthode. Il fallait sa puissance de réflexion et din-duction pour en tirer tout ce qu'il y trouva.

Après les parties importantes que nous avons citées du Dis-cours de la méthode, dans les premières pages de cette Notice,il nest plus nécessaire de nous arrêter sur cet ouvrage. Nouspasserons tout de suite aux trois autres, quil appelle les Essaisde sa méthode. On a vu par quelles études et par quelles expé-riences il les avait préparés. Aussi à peine eut-on lu sa Diop-trique quelle fut proclamée un chef-dœuvre par les savantsles plus illustres de lEurope . Aujourdhui même, après que cettepartie de la science a fait tant de progrès, on cite encore cetouvrage. Il est divisé en dix parties, ou, comme on disait alors,en dix discours, sur la lumière, sur la réfraction, sur lœil etles sens, sur les images qui se formént au fond de lœil, sur lavision, sur les lunettes, et sur la taille des verres. Tout ce que