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l'optique et la catoptrique renferment de plus important étaitabordé dans ce petit traité. On n’a vu ce qui lui manquait qu’a-près les développements que Newton donna à la dioptrique. Nil’un ni l’autre de ces savants ne connurent, d’ailleurs, l’inégaleréfrangibilité des divers rayons de la lumière.
Le Traité des météores, qui vient immédiatement après celuide la Dioptrique, est également divisé en dix parties. C’est lephénomène des parliélies observé à Rome , au mois de mars1629, et dont, à peine arrivé en Hollande, Descartes se fit en-voyer une description, qui lui avait fourni l’idée de ce secondtraité. A la dissertation qu’il avait faite tout aussitôt sur ce phé-nomène, se joignirent successivement les nombreuses observa-tions qu’il eut occasion de faire lui-même pendant sept ans : nousavons mentionné quelques-unes des plus curieuses. Il donna lepremier une explication scientifique de l’arc-en-ciel. Descartes continua longtemps cet ouvrage sans se presser de le finir.Chaque année il y ajoutait quelques chapitres, dont de nou-velles observations lui avaient fourni la matière, et les derniers,ne furent incorporés au Traité des météores qu’au moment dele mettre sous presse.
Les Météores contenaient beaucoup de nouveautés, qui, touten bouleversant l’ancienne physique, ne choquèrent pas troples savants, grâce à la prudence avec laquelle Descartes lesavait présentées. Il n’avaif pas l’air d’attaquer les principesqu’il sapait; il les ruinait sans en dire un seul mot. Aussi, cetraité fut-il celui qui lui suscita le moins d’ennemis. La manièreagréable dont il est écrit, lui assurait, d’ailleurs, un très-grandnombre de lecteurs, bonne fortune qui devait manquer à plu-sieurs des autres ouvrages de Descartes . Tous ceux qui lecomprirent l’admirèrent. On ne pourrait pas dire, sans doute,qu’après la publication de ce traité, la météorologie, cettebranche importante de la physique générale, était créée, —elle ne l’est pas encore, — mais on ne peut contester à Des cartes la gloire d’en avoir posé avec éclat les premiers fonde-ments.
Le troisième et le dernier des Essais de la méthode, est sonTraité de géométrie. Il est divisé en trois livres. Quand Des cartes lui-mème ne s’en serait pas vanté, la lecture de cenouvel ouvrage révélerait assez qu’il ne l’a pas composé pour