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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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DESCARTES

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l'optique et la catoptrique renferment de plus important étaitabordé dans ce petit traité. On na vu ce qui lui manquait qua-près les développements que Newton donna à la dioptrique. Nilun ni lautre de ces savants ne connurent, dailleurs, linégaleréfrangibilité des divers rayons de la lumière.

Le Traité des météores, qui vient immédiatement après celuide la Dioptrique, est également divisé en dix parties. Cest lephénomène des parliélies observé à Rome , au mois de mars1629, et dont, à peine arrivé en Hollande, Descartes se fit en-voyer une description, qui lui avait fourni lidée de ce secondtraité. A la dissertation quil avait faite tout aussitôt sur ce phé-nomène, se joignirent successivement les nombreuses observa-tions quil eut occasion de faire lui-même pendant sept ans : nousavons mentionné quelques-unes des plus curieuses. Il donna lepremier une explication scientifique de larc-en-ciel. Descartes continua longtemps cet ouvrage sans se presser de le finir.Chaque année il y ajoutait quelques chapitres, dont de nou-velles observations lui avaient fourni la matière, et les derniers,ne furent incorporés au Traité des météores quau moment dele mettre sous presse.

Les Météores contenaient beaucoup de nouveautés, qui, touten bouleversant lancienne physique, ne choquèrent pas troples savants, grâce à la prudence avec laquelle Descartes lesavait présentées. Il navaif pas lair dattaquer les principesquil sapait; il les ruinait sans en dire un seul mot. Aussi, cetraité fut-il celui qui lui suscita le moins dennemis. La manièreagréable dont il est écrit, lui assurait, dailleurs, un très-grandnombre de lecteurs, bonne fortune qui devait manquer à plu-sieurs des autres ouvrages de Descartes . Tous ceux qui lecomprirent ladmirèrent. On ne pourrait pas dire, sans doute,quaprès la publication de ce traité, la météorologie, cettebranche importante de la physique générale, était créée,elle ne lest pas encore, mais on ne peut contester à Des­ cartes la gloire den avoir posé avec éclat les premiers fonde-ments.

Le troisième et le dernier des Essais de la méthode, est sonTraité de géométrie. Il est divisé en trois livres. Quand Des­ cartes lui-mème ne sen serait pas vanté, la lecture de cenouvel ouvrage révélerait assez quil ne la pas composé pour