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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS DU DIX-SEPTIEME SIECLE

métrie, et je me moque (le ce quils disent. Les constructions et les dé-monstrations des choses les plus difficiles y sont; mais jai omis les plusfaciles, afin que leurs semblables nv pussent mordre. »

Personne, parmi les plus sincères amis de Descartes , neprenait bien au sérieux ces raisons. Il semble que la meilleureexcuse quil eût pu donner du défaut de clarté quon lui repro-chait, se trouvait dans ce quil avait dit dabord, de la précipi-tation avec laquelle il avait composé sa Géométrie. Il ne sétaitdécidé que très-tard à la donner, avec les Essais de sa méthode,et il lavait rédigée, en inventant même une partie, pendantquon imprimait ses Météores. Néanmoins, il ajoutait sanshésiter que « telle qu'elle était, il riy souhaitait rien davan-tage. »

Il y avait dans toutes ces raisons un peu de forfanterie.

Si Descartes était sincère, il dut commencer à réfléchir surJe défaut quon reprochait à sa Géométrie, quand un de ses plusfidèles et prudents amis, un des grands mathématiciens dusiècle, un des trois ou quatre hommes de France à qui il accor-dait assez dintelligence pour le comprendre, quand Mydorge enfin, lui fit demander, par lentremise du P. Mersenne, lex-plication de quelques endroits quil trouvait obscurs dans le se-cond livre de sa Géométrie : Descartes se contenta de le renvoyerau troisième livre, sans montrer du reste, cette fois, la mau-vaise humeur que lui donnait presque toujours la moindre cri-tique de la part des autres savants.

Il se montra encore plus docile à légard de M. de Beaune ,à qui il fut redevable de plusieurs notes excellentes, dont leTraité de géométrie reçut de grandes lumières, à la grandesatisfaction de bon nombre damis de Descartes , qui jusque-en avaient été réduits à ladmirer sur parole. Il voulut biendéclarer quil avait lu les savantes notes de M. de Beaune « avecune attention mêlée dun plaisir indicible, qui augmenta jusquàla fin de la lecture ».

Il sattendrit également en faveur ou, comme dit Baillet,pour Tamour dun autre savant, Desargues . Ayant apprisque les parties de sa Géométrie, il avait affecté dêtre obscur,affligeaient Desargues , il voulut lui en donner lui-même deséclaircissements, par un petit écrit, quil composa à son inten-tion expresse. 11 fit mieux encore; il souffrit quun gentilhomme