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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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DHSCAIÎTES

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desprit et de ressources h défendre cette thèse, qui paraissaitalors très-paradoxale, car les philosophes allemands nétaientpas encore venus. Voici ce quil écrit au médecin Pemplius,homme fort versé dans les mathématiques :

« Je sais que le nombre de ceux qui pourront entendre ma géométriesera fort petit. Car ayant omis toutes les choses que je jugerais nètrepas inconnues aux autres et ayant tâché de comprendre ou du moins detoucher plusieurs choses en peu de paroles (même toutes celles quipourront jamais être connues dans cette science), elle ne demande passeulement des lecteurs très-savants dans toutes les choses qui ont étéjusquici connues dans la géométrie et dans lalgèbre, mais aussi despersonnes très-laborieuses, très-ingénieuses et très-attentives. »

Il va plus loin encore dans une lettre adressée à M. deBeaune . Il déclare tout net, que son obscurité est étudiée,comme celle quaffectaient Pythagore et Aristote , dans leursécrits exotèriques.

« Jai omis, écrit-il, dans ma géométrie, beaucoup de choses qui pou-vaient y être ajoutées pour la facilité de la pratique. Toutefois, je puisassurer que je ny ai rien omis quà dessein, excepté le cas de Vasymp-tote que jai oublié. Mais javais prévu que certaines gens qui sevantent de savoir tout, nauraient pas manqué de dire que je navais rienécrit qu'ils n'eussent su auparavant, si je me fusse rendu assez intelli-gible pour eux; et je naurais pas eu le plaisir de voir lincongruité deleurs objections. Outre que ce que jai omis ne nuit à personne. Car pourles autres, il leur sera plus avantageux de faire des efforts pour tâcher delinventer d'eux-mêmes que de le trouver dans un livre. Pour moi, je 11ecrains pas que ceux qui sy entendent prennent aucune de ces omissionsquils mimputent pour des marques de mon ignorance; car jai eu soinde mettre en toute rencontre ce quil y a de plus difficile, et de ne lais-ser que ce qu'il y a de plus aisé. »

Cependant toutes les objections faites contre sa géométrie, etquil sollicitait par lentremise du P. Mersenne, nétaient pasabsolument incongrues, pour employer son expression. Il y enavait de très-sérieuses, et qui évidemment lui avaient donnéplus de déplaisir quil ne voulait le reconnaître. On le voitparfois sirriter au point denglober tous les mathématiciens deParis et beaucoup dautres, dans le nombre des esprits qui nepeuvent atteindre les hauteurs de sa Géométrie.

Nos analystes, dit-il au P. Mersenne, nentendent rien en ma géo-