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SAVANTS 1)U DIX-SEPTIÈME SIÈCLE
celles de celui-ci contre le Iraité De maximis et minimis.Pascal (le père) travailla à un rapprochement, qui se fit enfin,malgré l'irascible et intraitable Roberval, dont les formes in-jurieuses n’avaient pas peu contribué à exaspérer Descartes ,plus poli et mieux élevé que lui, mais non plus endurant. Ro-berval continua les hostilités pour son compte, et pensa plusd’une fois ramener Fermât lui-même à l’attaque, et cela d’au-tant plus facilement que cet excellent esprit, malgré la récon-ciliation bien cimentée et l’amitié jurée à Descartes , ne voulaitrien diminuer de la bonne opinion qu’il avait une fois conçuede sa propre méthode.
Descartes et ses amis avaient peut-être tort de prétendre quesa Géométrie contenait une méthode pour résoudre cette grandequestion de maximis et minimis. Elle n’y est nulle part expli-citement posée, et tout autre que Fermât aurait été excusablede dire que Descartes l’y avait absolument omise, comme ilavait omis la théorie des asymptotes.
Fermât imagina, pour la solution des problèmes géomé-triques en général, une méthode dite De maximis et minimis,qui doit le faire regarder comme le premier inventeur du calculdifférentiel. Il créa en même temps que Pascal le calcul desprobabilités. Cependant le plus grand nombre des savantsétrangers et quelques mathématiciens français inclinèrent enfaveur de Descartes . Le P. Prestet, oratorien, résumant leursraisons, plus de trente ans après, disait que la méthode de Des cartes , pour déterminer quelles sont les plus grandes et lesmoindres quantités, était la plus belle et la meilleure de toutescelles qu'on eût inventées; qu’à la vérité, elle ne paraissait pasd’abord, et que ce n'était qu’avec un peu d’attention qu’on enpourrait voir l'excellence et la simplicité, parce gu il en parlaitassez légèrement sans lui.donner de nom; d’où venait l’erreurde Fermât , qui avait repris mal à propos Descartes de n’avoirrien dit sur un sujet de cette importance.
En résumé la victoire demeure encore douteuse entre cesdeux rivaux. Mais il restera à Fermât une plus grande gloireque celle d’avoir vaincu Descartes dans cette question. Que sarègle ait été défectueuse ou non, il posa le premier et explici-tement le problème De maximis et de minimis, et il méritaainsi d’être regardé comme l’inventeur du calcul différentiel.