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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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DESCARTES

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Cette querelle scientifique était à peine vidée entre les deuxprincipales parties, que le P. Mersenne en suscita une autre.Si ce dernier géomètre na pas eu lidée du problème de laroulette dès lannée 1615, personne du moins ne conteste quele nom ne soit de sa fabrique.

Mersenne appelle roulette une ligne qui représente le che-min que fait en lair le clou dune roue, quand elle roule deson mouvement ordinaire, depuis que le clou commence à séle-ver de terre, jusquà ce que le mouvement continu de la rouelait rapporté à terre après lachèvement dun tour entier. Ilest bien entendu quon suppose que la roue est uu cercle par-fait, le clou un point marqué sur la circonférence de ce cercle,et la terre touchée par ce point, en commençant et en finis-sant son tour, une surface parfaitement unie. Il était singu-lier quaucun géomètre neût songé à calculer cette ligne.Mersenne avait inutilement proposé ce problème à plusieurssavants, tant français quétrangers, jusqu'à ce que lidée lui futvenue den saisir Roberval, environ quatre ans avant la disputesur le problème De maximis et de minimis. Roberval démontraque lespace de la roulette, dont il changea le nom en celui detrochoïde, est triple de la roue qui forme cette ligne. Il voulutbien, à la prière de Mersenne , garder pendant quelque tempsle secret de la solution quil avait trouvée. Le P. se ménageaitle plaisir de proposer, dans lintervalle, la môme question àplusieurs savants ; ce quil fit sans quaucun deux pût la ré-soudre. Il leur découvrit alors que la roulette est à la rouecomme trois est à un. Il ny avait donc plus pour eux que ladémonstration à chercher.

Deux seulement la trouvèrent et presque en même temps :cétaient Fermât et Descartes ; mais leurs deux démonstrationsne se ressemblaient pas, et de plus, elles différaient lune etlautre, de celle de Roberval. Celle-ci, du reste, avait un ca-chet particulier et faisait bien voir que Roberval était le véri-table auteur de la solution du problème. Lavoie quil avait suivipour y arriver était aussi belle que simple, et le conduisit plustard à déterminer des dimensions bien plus difficiles sur lemême objet. Or, ni celle de Fermât , ni celle de Descartes lui-même ne pouvaient mener jusque-.

Ce n'est pas le P. Mersenne qui parle ainsi. Le récit que