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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS I)U DIX-SEPTIEME SIECLE

lut de diriger ses recherches sur cette question fondamentalede la physiologie.

C’est de 1613 à 1615 que Guillaume Harvey fit les nom-breuses dissections et les expériences sur les animaux qui leconduisirent à sa découverte de la grande circulation du sang.Ce fut au mois d’avril 1615 qu’il émit, pour la première fois,ses idées sur cet important phénomène organique.

Tel fut le sujet de la lecture publique qu’il fut invité à fairedevant les professeurs du Collège royal de Londres . Ses col-lègues accueillirent favorablement sa doctrine. Mais Harveyrésista à toutes les instances qui lui furent faites de livrerimmédiatement sa découverte ft la publicité. Il eut le courage,avant de rien faire paraître de ses travaux,, de passer quatorzeannées consécutives à répéter patiemment ses expériences, àétudier le problème sous toutes ses faces, à se poser à lui-même et à résoudre toutes sortes d’objections. Lorsqu’il crutenfin avoir donné à sa découverte toute l’évidence désirable,il la consigna dans un livre admirable, qui fut imprimé à Franc-fort , en 1629, et qui a pour titre : De motu cor dis et sanguiniscirculatione. Cet ouvrage si remarquable au point de vue scien-tifique, puisqu’il contient la démonstration du mécanisme dela grande circulation du sang, est encore un chef-d’œuvre destyle et de clarté.

Harvey avait été nécessairement précédé dans ses recherches,par les travaux de quelques savants. Nous allons essayer defaire à ses prédécesseurs la juste part qui leur revient.

« La découverte de la circulation, dit M. Flourens, n’appartient pas etne pouvait guère appartenir à un seul homme, ni même à une seuleépoque. Il a fallu détruire plusieurs erreurs; à chacune de ces erreurs, ila fallu substituer une vérité. Or, tout cela s’est fait successivement, len-tement, peu à peu. Galien combattait déjà Krasistrate; il ouvrait la routequi, suivie depuis Vésale , par Servct, par Colombo, par Ccsalpin, parFabrice d’Aquapcndcnte, nous a conduits à Harvey (1). »

Galien avait renversé la vieille théorie d'Ërasistrate , quin’admettait que de l’air dans les artères. Il avait prouvé, avecévidence, que, pendant la vie, les artères contiennent du

(1) Histoire de la découverte de la circulation du sang , ch. I er , in-1,8. Paris , 1857,page 13.