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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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HARVEY

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communications entre les différents pays étaient alors rares eidifficiles.

Quelques auteurs, tels que Isidore Geoffroy Saint-Hilaire et Flourens, ont voulu attribuer à Césalpin non-seulementla description de la circulation pulmonaire, mais encorecelle de la grande circulation. Les preuves à lappui de cetteopinion nous semblent bien insuffisantes pour-enlever à Guil-laume Harvey son plus beau titre de gloire. Sur quoi se fondeen effet cette revendication? Sur un passage que lon trouvedans le livre de Césalpin , De Plantis, ouvrage qui ne traiteguère que de botanique et de la classification des végétaux.Voici le passage dont il sagit, que nous traduisons du latin :

« Nous voyons dans les animaux l'aliment être conduit par les veinesau cœur, comme à l'officine de la chaleur. Lorsquil a reçu sa dernièreperfection, il est distribué dans tout le corps parles artères. »

Il faut dabord chercher ce que Césalpin veut dire par le motaliment. On en. trouve la signification dans un autre de sesouvrages, qui fut publié à Venise dix ans plus tard, et qui a pourtitre De quœstionimmedicarum, etc. Le botaniste de Pise entendpar aliment ce que lon entendait alors, cest-à-dire le sangvenant du foie. .Ainsi, de même que Servet, Césalpin savait quel aliment, ou le sang venant du foie, ne traverse pas le cœurpour passer du ventricule droit dans le ventricule gauche, parun trou percé dans la cloison interventriculaire ; mais quil serend du ventricule droit du cœur dans le circuit pulmonaire ;cependant il ne soupçonna jamais l'existence de la grande cir-culation. Césalpin , dit-on, a parlé de la communication desartères avec les veines. Sans doute, mais il a parlé de ce phéno-mène, comme lavait fait Galien , en ne le considérant quecomme un accident qui ne peut se produire que pendant lesommeil. Césalpin admet toujours, comme Galien , deux sys-tèmes veineux et artériel, totalement distincts lun delautre.

Une découverte qui contribua plus positivement à faciliterles recherches de Harvey, fut celle des valvules des veines, dueà Fabrice dAquapendente. Le célèbre professeur danatomiede Padoue , signala, en 1574, l'existence, dans les veines, de