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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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TOURNEFORT

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nest que le développement des principes énoncés dans lesEléments de Botanique. Cette controverse se maintint, dail-leurs, dans les limites parfaites des convenances scientifiques.

Un autre botaniste, Collet, accusa Tournefort de plagiat, enprétendant que ses Eléments de Botanique nétaient quunabrégé de Y Histoire des plantes de Ra}'. Sous le pseudonymede Chomel, Tournefort fit justice de cette calomnie, en pu-bliant en regard les deux méthodes, dont on apercevait toutela dissemblance à la simple lecture des deux systèmes.

Tournefort était vivement pressé par ses amis de se faire re-cevoir docteur en médecine à la Faculté de Paris. Il se pré-senta, en 1098, pour obtenir ce grade, et sa réception fut en-tourée d'un grand appareil. Fagon , médecin du roi, voulutprésider lui-même le jury devant lequel le célèbre botanistevint soutenir sa thèse, intitulée : An morborum curatio admechanice leges referenda'l question qu'il résolut affirmati-vement.

Tournefort publia, l'année suivante, Y Histoire des plantes quinaissent aux environs de Paris, avec leur usage dans la mé-decine. Cet ouvrage, qui est divisé en herborisations ( Herbo-risation au bois de Boulogne, a la porte de la Conférence, etc.),fut considéré comme un chef-dœuvre.

« Personne, dit Bernard de J ussieu, navait trouvé, avant Tournefort, lemoyen de réunir dans un petit volume la manière de connaître les [liantespar herborisation ; l'indication, la critique des auteurs qui en ont donnéles figures et qui les ont décrites; le modèle de la manière la plus exacteet la plus concise de les décrire soi-même; lexamen des principes dontelles sont composées, fondé sur des analyses faites avec soin ; les obser-vations sur les expériences de l'action de leurs sucs sur différents corps,et leurs usages prouvés par des raisonnements physiques et appuyés desautorités les [dus reçues. »

Toucnetort fit aussi des études de physiologie végétale. Ildécouvrit, à laide du microscope, lexistence, dans les racineset les tiges des plantes, de vaisseaux, quil compara aux ar-tères des animaux, et par lesquels sélèvent et descendent, dans1 intérieur du végétal, les sucs nourriciers. Il découvrit aussiles trachées (vaisseaux repliés sur eux-mêmes), qui serventà la nutrition de la plante, en distribuant l'air dans les petitscanaux'en zigzag qui les composenl.