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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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TOURNEFORT

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deur de leurs ancêtres. Il ne reste du temple de Diane, quequelques colonnes et quelques bas-reliefs.

Après cette excursion, Tournefort revint à Smyrne , le25 mars. Son intention était de sembarquer pour lÉgypte ;mais la peste qui désolait ce pays, le força à renoncer à ceprojet, et le décida à revenir en France . Il sembarqua donc,le 13 avril, sur un navire qui le conduisit à Livourne , après40 jours de mer. De, il se rembarqua sur une felouque,pour Marseille , il arriva le 3 juin 1702, après une absencede deux années.

Des documents précieux sur les mœurs, les lois, la religion despeuples de l'Orient, la description très-complète des monumentsarchéologiques, et surtout la découverte de 1356 plantes, jusque- inconnues, tels furent les résultats de ce mémorable voyage.

De retour à Paris , Tournefort se hâta de mettre en ordre lesriches matériaux qu'il rapportait, et il commença la rédactionde son Voyage du, Levant , un des ouvrages les plus intéressantsde notre littérature.

Tournefort aurait voulu reprendre lexercice de la médecineà Paris ; mais après une si longue absence, il ne pouvait seflatter de retrouver son ancienne clientèle. La place de pro-fesseur au Collège royal de médecine fut la récompense de sestravaux et de son courage.

Ses nouvelles fonctions de professeur au Collège de médecineétaient venues sajouter à ses devoirs dacadémicien et deprofesseur de botanique au Jardin du roi. Il avait donc peine àsuffire à tant doccupations. Son voyage en Orient avait, dail-leurs, exercé sur sa santé une influence funeste.. Sans êtreréellement malade, il dépérissait de jour en jour. Lexcès dutravail quil simposait pour la rédaction et limpression de sonVoyage du Levant dépassait ses forces. Il était déjà malade,lorsquun accident vint hâter sa fin. Comme il remontait unsoir la rue Copeau (aujourd'hui rue Lacépède), portant sous sonbras un paquet de plantes quil avait prises au Jardin du roi, ilfut atteint, à la poitrine, par lessieu dune charrette, que lob-scurité lavait empêché de voir. Relevé et conduit chez lui, ilfut pris dune hémorrhagie considérable. Le 28 décembre 170S,Pitton de Tournefort mourut, après un mois de souffrances. Ilétait âgé de cinquante-trois ans.