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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

morale de son fils. On lit dans la biographie latine placée entête des œuvres de Ilurgens :

« Christian Huygens passa sa vie entière dans les études mathéma-tiques, non pas exclusivement livré aux parties purement spéculativesde la science, mais occupé aussi à rapporter aux usages de la vie ce queles théories ont de. plus délicat. Cest à ce genre détude quon le vit sap-pliquer, dès son enfance, ayant à peine atteint l'âge de neuf ans. On levit, sous la direction de son père, faire des progrès étonnants dans lamusique, dans larithmétique, dans la géographie, èt, en même temps,étudier avec application les lettres grecques et latines (1). i>

Par lattention persévérante quil donnait à des machinesquil tâchait dimiter aussi exactement que son âge le permet-tait, il montra, à lâge de treize ans, combien son génie étaitpropre à la mécanique, science à laquelle il se livra par la suiteavec tant de succès (2).

A lâge de quinze ans (en 1G44), il aborda létude des mathé-matiques. Il eut pour professeur dans cette science un mathé-maticien belge, nommé Stampioen . Ce Stampioen pouvaitnëtre, comme Descartes le fait entendre, quun médiocre ma-thématicien , sans être cependant tout à fait dépourvu demérite comme professeur; car, au point de vue de lenseigne-ment, ce qui importe, cest bien moins la grande érudition quelexcellence de la méthode. Le docteur Hoefer aurait pu, dansson article biographique sur Huygens (3), sabstenir, sansinconvénient, de parler du témoignage peu favorable laissépar Descartes sur Stampioen . À la vérité, dans larticle (signéMaurice) de la Biographie universelle de Michaud, il est faitégalement mention de lopinion défavorable exprimée parDescartes sur Stampioen ; mais le rédacteur, plus équitable,ajoute que ce professeur fit faire en peu de temps de grandsprogrès à son élève. » On sait, dailleurs, que Descartes ,dans des moments dhumeur, était quelquefois prompt à por-

(1) « In studiis mathematicis integram consumpsit vitam, non tantum speculatio-mbus deditus, sed harmn disciplinarum subtilissima ad vitæ usum referens. Ab ipsainfantia liuic studio applicavit animum; vix natus annos novem, ipso pâtre duce, inmusicis, arithmeticis, geograpliieis, miros et vix credibiles progressif focit, latiniset gnecis litteris intérim animum appiicans. « (Ilugenii via, Opéra varia , t. I ep .)

(2) a Anno ætatis decimo tertio, quum ingenium studio mechanices esset aptum,quod tanta deinde hominum utilitate excoluit, in exauiinandis machinis, hasque,auantum infanti liceat, imitando demonstravit. »

(3) Nouvelle biographie générale de Firmin Didot .