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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS DU DIX-SEPTIEME SIECLE

cations quils se hasardèrent à donner de ce phénomène. Huy -gens, le premier, imagina que cette bande lumineuse était uneespèce danneau, qui enveloppait Saturne à une distance partoutégale de son globe. Cet anneau, un peu incliné au plan de l'or-bite de Saturne , a, daprès les dernières évaluations faites parles astronomes, huit mille lieues de largeur, et seulement centlieues dépaisseur. Or, par un effet du mouvement de Saturne dans son orbite, et du mouvement de la terre dans le sien, nosrapports de situation, à l'égard du plan de cet anneau, changentcontinuellement au moment notre position relative est telleque ce plan prolongé passerait par la terre. Lanneau tourné denotre côté, dans le sens de son épaisseur, nous présente une sur-face trop petite pour quil nous soit possible de lapercevoir, àcause de la distance prodigieuse qui nous sépare de lui. Huygensremarqua que ces apparences doivent résulter aussi des rapportsde situation qui existent entre le soleil et lanneau de Saturne .Lorsque le plan prolongé de cet anneau passe par le soleil, cestseulement lépaisseur qui reçoit les rayons de cet astre, et lesrayons reçus et réfléchis ne sont pas en assez grand nombrepour rendre visible à nos yeux le corps qui nous les renvoie.

Cette explication, à laquelle Huygens nétait parvenu quepar une longue suite dobservations, fut adoptée par tous lesastronomes. Le P. Fabri le combattit seul. A la fin pourtant,après avoir bien disputé, suivant son habitude, il se rendit àlévidence.

Huygens avait si bien étudié toutes les apparences sous les-quelles se montre le curieux phénomène de lanneau de Sa­ turne , quil crut pouvoir prédire la disparition de cet anneaupour lannée 1671. En effet, à lépoque indiquée, lévénementjustifia sa prédiction.

A ses observations sur le monde de Saturne , lhabile astro-nome hollandais en ajouta plusieurs autres, qui, au point de vuede la science, nétaient dépourvues ni dintérêt, ni dutilité ;celles, par exemple, de la grande nébuleuse dOrion et desbandes qui sillonnent les disques de Mars et de Jupiter. Il cons-tata que les étoiles nont pas de diamètre sensible. Il décrivitle procédé quil avait imaginé pour mesurer les diamètres desplanètes, etc.

En 1660, Huygens vint, pour la seconde fois, à Paris , d il